Add to My Yahoo! Add to NetvibesAdd to Google
fr en it  
  Samedi 23 aout 2014  
Aide ¦ rédaction ¦ contact ¦ ¦
Rechercher

POLITIQUE

Les opposants à la HAT condamnés avant le jugement, la justice pointée du doigt 25/01/2011 | 22:30:45

Un énième rebondissement dans l’affaire Fetison Andrianirina et consorts. Le procès des opposants politique à l’autorité de facto a été repoussé pour la deuxième fois, prolongeant de fait leur détention en prison. Le comité de soutien et la mouvance Ravalomanana crient au scandale et dénoncent l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

La détention provisoire des opposants politiques à la HAT continue puisque leur procès a été une nouvelle fois reporté au 8 février 2011. Prévu initialement le 28 novembre 2010, l’affaire devait être jugé le 25 janvier 2011. Les principaux accusés ne sont pas venus au tribunal. Pour cause, leurs dossiers ne se trouvaient même pas aux mains des juges. Après avoir suspecté un complot, les avocats de la défense ont révélé les dossiers en question seraient dans les bureaux de la cour d’appel.

Pour Me Razafimanantsoa, le dysfonctionnement du système judiciaire dans le traitement du cas de ses clients est évident. « Si les détenus en question n’avaient pas été déplacés en cachette ici et là, le procès aurait dû avoir lieu à la première date », dit-elle. L’avocat au service de la mouvance Ravalomanana de rappeler que les quatre demandes de liberté provisoire, toutes refusé par le tribunal, ont été déposées à cause du prolongement de la détention provisoire.

Détenus à Ambatolampy, Fetison Andrianirina, l’ancien député Zafilahy Stanislas et le Pasteur Edouard Tsaharame n’ont même pas été conduits devant le tribunal le jour de leur procès. Or, les 17 autres accusés emprisonnés à Antanimora ont fait une brève apparition à Anosy avant d’être ramené à la maison d’arrêt. Il n’en fallait pas plus pour scandaliser le comité de soutien de ces leaders du mouvement des trois mouvances qui soupçonne un report programmé à l’avance.

« La justice n’est pas indépendante, elle est instrumentalisée par la politique », s’insurge Lalatiana Ravololomanana. A la tête du comité de soutien des prisonniers politiques sous la HAT, elle annonce que la lutte continue. Après avoir organisé une conférence sur la violation des droits de l’accusé et des droits de l’homme avec ces emprisonnements d’opposants, le comité va faire un plaidoyer au près des représentations de la communauté internationale à Madagascar.

Fetison Andrianirina a été la cible de l’autorité de fait depuis 2009 et son arrestation a été prévisible. Les autorités ont trouvé le prétexte lors du débordement à l’issue d’une manifestation politique tenue par les trois mouvances à Antanimena. Sortis de l’enceinte du stade, les manifestants, les leaders en tête, ont été dispersés sans ménagement par les forces de l’ordre. Deux voitures ont été incendiées par la foule.

Sur le plan politique, Mamy Rakotoarivelo a pris l’intérim en tant que chef de délégation de la mouvance Ravalomanana. Après l’annonce du report du procès de Fetison Andrianirina et consorts, il a condamné l’instrumentalisation de la justice. Le procès de ces opposants est un problème que la HAT essaie de résoudre avec le temps. Une condamnation ne va pas servir l’autorité de fait qui préfère repousser le jugement. D’ici là, un accord politique pourrait résoudre l’affaire.


 

Envoyer cet article à un ami

 

Commentez cet article (1)

 

Imprimer

(1) Il n'y a encore aucun commentaire pour cet article

LISEZ AUSSI

29/07/2014 | 09:43:03
C’est une opération de communication pour sauver la face. L’affaire des deux journalistes incarcérés a été officiellement dénouée par le président de la République. Ce dernier a déclaré avoir demandé à son ministre d’Etat de retirer la plainte alors que Jean Luc Rahaga et Didier Ramanoelina attendaient en prison le verdict de leur procès pour diffamation par voie de presse. Sans enlever le mérite à Hery Rajaonarimampianina qui a pris position contre l’emprisonnement des journalistes, le régime a plié face à la montée de la mobilisation générale et une récupération politique d’une affaire qui a terni son image. [Voir]

11/07/2014 | 18:10:01
La réunification du parti de l’ancien président, Marc Ravalomanana, le TIM semble sur la bonne voie. En tous cas, le ministère de l’Intérieur ne reconnaît plus désormais qu’un seul parti TIM, celui présidé par Razoarimihaja Solofonantenaina. Très discret durant le moment fort de la crise politique dans la Grande Ile, Razoarimihaja Solofonantenaina revient désormais sur la scène politique. C’est de nouveau lui qui préside le parti Tiako i Madagasikara, d’près un arrêté du ministère malgache de l’Intérieur. Lors d’une conférence de presse, le président du TIM a tout simplement annoncé que « le parti revient à son propriétaire ». De son côté, le Secrétaire général du parti, Mamy Rakotoarivelo a affirmé que « c’est Razoarimihaja que le ministère avait contacté pour annoncer la sortie de l’arrêté ministériel mais pas une autre personne ». Une façon pour lui de soutenir que le TIM est désormais unique. Pour sa part, Marc Ravalomanana, par téléphone, avait félicité les membres du TIM, car « le parti est de nouveau normalisé ». Très récemment, un comté de rassemblement a été mis en place. Reste à savoir si toutes les personnalités ayant déjà fondé leur propre parti depuis la chute de Marc Ravalomanana, en 2009, vont revenir au sein du TIM. [Voir]

27/06/2014 | 10:58:52
Le président de la République a renouvelé ses engagements pris lors de son investiture et a réitéré les grandes lignes de la politique générale de l’Etat. Pour son premier 26 juin a la tête de Madagascar, Hery Rajaonarimampianina a remobilisé la nation pour la réconciliation et la solidarité. « Le devoir que vous m’avez confié est très lourd, mais je l’accepte avec humilité », a-t-il déclaré aux citoyens avant de rappeler ce à quoi il s’est engagé : « la bonne gouvernance, l’Etat de droit, la transparence, la démocratie, une justice impartiale, la lutte contre la corruption et des actions de développement durable ». Après 5 mois au pouvoir, il est toujours au point de départ. [Voir]

07/06/2014 | 11:03:56
Alors que les grandes questions urgentes et vitales semblent totalement ignorées par les députés, l’Assemblée nationale s’apprête à accueillir un groupe parlementaire sorti de nulle part par le tout récent parti présidentiel, ainsi qu’un représentant de l’opposition forcément autoproclamé, car ne représentant pas une force politique au parlement. [Voir]

30/05/2014 | 20:11:15
Le HVM est passé du statut d’association à celui d’un parti politique. C’est du déjà vu et l’histoire a tendance à se répéter. Le parti présidentiel est ouvertement centré sur le personnage de Hery Rajaonarimampianina qui vient d’être élu à la tête de l’Etat. Il regroupe à sa tête des amis fidèles et proches du président. Le nouveau parti se donne pour mission de gagner les élections municipales pour avoir une légitimité que ne peut lui apporter une majorité totalement artificielle à l’Assemblée nationale. [Voir]

30/05/2014 | 10:07:57
L’association Hery Vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) s’est transformée en parti politique. Le moment était venu pour le nouveau président malgache de s’affranchir du joug de son ancienne famille politique. Mais la transformation du HVM en parti n’inspire pas véritablement la confiance et risque même de coûter cher à la nouvelle équipe au pouvoir. Car elle manifeste la velléité d’une confiscation du pouvoir. [Voir]

15/05/2014 | 11:11:02
L’impopularité des députés joue-t-elle en leur défaveur ? L’opinion semble favorable à l’application immédiate de la fameuse ordonnance 2014-001 qui oblige les parlementaires à faire une déclaration de patrimoine et qui limite sérieusement leur immunité. Ce texte réglementaire a été sorti à un moment où le président de la République était dans l’incertitude quant aux questions de la majorité à l’Assemblée. Le fait est que, pour le moment, c’est bel et bien l’exécutif qui contrôle le pouvoir législatif, menaçant les députés, sans exception de déchéance. [Voir]

05/05/2014 | 11:17:54
Est-ce une victoire pour la stabilité, le respect de la Constitution, la démocratie ? La petite crise institutionnelle au sein de l’Assemblée nationale a connu un épilogue attendu. La fin n’a jamais été un secret pour la Plate-forme pour la Majorité Présidentielle : renverser le bureau permanent présidé par la MAPAR Christine Razanamahasoa et donner une seconde chance à leur candidat Jean Max Rakotomamonjy. C’est le moyen d’y parvenir qui continue de faire débat. [Voir]

05/05/2014 | 08:07:52
Avec le soutien de quelques députés du groupement MAPAR, anciennement pro-Rajoelina, et avec l'appui du groupement PMP, le nouveau président de la République a réussi à placer ses hommes au niveau du bureau permanent de l'Assemblée Nationale. Christine Razanamahasoa, député pro-Rajoelina, élue au perchoir au mois de février, doit s'en aller au profit de Jean Max Rakotomamonjy, un député issu du parti Leader Fanilo. Jean max Rakotomamonjy a été élu par tous les députés présents à la séance boycottée par la plupart des députés du MAPAR. [Voir]

30/04/2014 | 23:19:54
Quand les affaires de l’Etat deviennent un jeu d’enfant, faut-il encore s’étonner de voir une adaptation de La guerre des boutons à l’Assemblée nationale ! Les batailles font rage et les débats sont houleux entre les deux camps, la PMP favorable au président Hery Rajaonarimampianina et le MAPAR avec le « président » Andry Rajoelina. Sur fond d’adoption d’un nouveau règlement intérieur, l’enjeu est la destitution ou non du bureau permanent dirigé par la présidente de la Chambre basse, Christine Razanamahasoa qui s’accroche à son perchoir. [Voir]

NEWSLETTER

Accédez GRATUITEMENT aux articles et recevez tous les jours Madonline dans votre boite-aux-lettres (offre limitée).

Entrez votre adresse email ici: