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POLITIQUE

La mouvance Ravalomanana réagit face à l’unilatéralisme répressif 01/05/2012 | 22:21:10

Après avoir été visé par les bombes lacrymogènes des forces de l’ordre de la HAT, Mamy Rakotoarivelo est de nouveau la cible du régime Rajoelina. Le président du Congrès de la transition est convoqué par la Cour criminelle ordinaire, ce qui est une violation sans détour de la feuille de route. Il dénonce le retour de l’unilatéralisme et annonce que la mouvance Ravalomanana va suspendre jusqu’à nouvel ordre toute participation à des réunions parlementaires ou gouvernementales.

« Jusqu’à la publication des décisions de la troïka pour l’application de l’apaisement politique et sociale, sur le retour des exilés et suite aux évènements de samedi dernier, la mouvance Ravalomanana proclame qu’elle ne va pas participer à la session du parlement ni aux conseils des ministres et du gouvernement ». La déclaration est de Mamy Rakotoarivelo. « On ne se retire pas du processus, mais on suspend toute participation à des réunions ».  

Le président du Congrès avoue ne pas être au courant d’un supposé projet de motion de censure contre lui. « Est-ce qu’ils croient que cela va apporter l’apaisement », s’interroge-t-il. « Ils essaient de revenir à un régime unilatéral alors qu’on est entré dans le consensus ». Selon Mamy Rakotoarivelo, le régime transitoire est fondamentalement consensuel.

« La mouvance Ravalomanana n’a que 57 représentants sur 365 au Congrès, or c’est mois qui suis élu comme président », rappelle-t-il, soulignant que c’est le caractère inclusif qui est important et qu’il n’y a pas de majorité ni de minorité. Visé à nouveau par la justice, Mamy Rakotoarivelo dénonce la violation de la feuille de route qui stipule l’arrêt des poursuites sur les dossiers à caractères politiques.

Revenu sur les évènements du samedi qui a vu les partisans de la mouvance Ravalomanana dispersés sans ménagement par les forces de l’ordre de la HAT aux abords de la place interdite de la démocratie, le président du Congrès n’a pas caché son indignation. « Si j’étais là-bas c’était pour parler avec les militaires, moi qui je suis un chef d’institution, eux, ils sont des militaires au service des institutions, une telle répression est inacceptable », dit-il. « Est-ce parce que l’on n’a pas les mêmes opinions politiques, car il y a des militaires qui sont partisans d’une entité politique ».

« Mamy Rakotoarivelo et moi avons été spécialement visés », a témoigné maitre Hanitra Razafimanantsoa devant les militants. Elle dénonce le non-respect des militaires pour les membres d’institution. « L’heure est grave, il faut une décision », a-t-elle lancé.

Le président en exil Marc Ravalomanana a pris cette décision. « Ce sont des personnalités responsables au sein du CT, au CST et dans le gouvernement que l’on a agressé par des bombes lacrymogène... Cessez la participation dans le régime de transition en attendant la réaction de la SADC », a-t-il déclaré. 

Les parlementaires et les ministres de la mouvance Ravalomanana ont respecté la consigne. La session extraordinaire du parlement a commencé avec la seule présence de la mouvance Rajoelina. Acculés dans l’unilatéralisme, les parlementaires TGV relativisent en rappelant qu’il y a encore de nombreux signataires de la feuille de route qui peuvent faire tourner l’institution. Il y a en effet les autres sensibilités désagrégés de la mouvance Rajoelina pour fabriquer une majorité illégitime et qui ne sert à rien si ce n’est de faire profiter aux amis les avantages de la transition.


 

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