Add to My Yahoo! Add to NetvibesAdd to Google
fr en it  
  Jeudi 23 octobre 2014  
Aide ¦ rédaction ¦ contact ¦ ¦
Rechercher

POLITIQUE

La mouvance Ravalomanana réagit face à l’unilatéralisme répressif 01/05/2012 | 22:21:10

Après avoir été visé par les bombes lacrymogènes des forces de l’ordre de la HAT, Mamy Rakotoarivelo est de nouveau la cible du régime Rajoelina. Le président du Congrès de la transition est convoqué par la Cour criminelle ordinaire, ce qui est une violation sans détour de la feuille de route. Il dénonce le retour de l’unilatéralisme et annonce que la mouvance Ravalomanana va suspendre jusqu’à nouvel ordre toute participation à des réunions parlementaires ou gouvernementales.

« Jusqu’à la publication des décisions de la troïka pour l’application de l’apaisement politique et sociale, sur le retour des exilés et suite aux évènements de samedi dernier, la mouvance Ravalomanana proclame qu’elle ne va pas participer à la session du parlement ni aux conseils des ministres et du gouvernement ». La déclaration est de Mamy Rakotoarivelo. « On ne se retire pas du processus, mais on suspend toute participation à des réunions ».  

Le président du Congrès avoue ne pas être au courant d’un supposé projet de motion de censure contre lui. « Est-ce qu’ils croient que cela va apporter l’apaisement », s’interroge-t-il. « Ils essaient de revenir à un régime unilatéral alors qu’on est entré dans le consensus ». Selon Mamy Rakotoarivelo, le régime transitoire est fondamentalement consensuel.

« La mouvance Ravalomanana n’a que 57 représentants sur 365 au Congrès, or c’est mois qui suis élu comme président », rappelle-t-il, soulignant que c’est le caractère inclusif qui est important et qu’il n’y a pas de majorité ni de minorité. Visé à nouveau par la justice, Mamy Rakotoarivelo dénonce la violation de la feuille de route qui stipule l’arrêt des poursuites sur les dossiers à caractères politiques.

Revenu sur les évènements du samedi qui a vu les partisans de la mouvance Ravalomanana dispersés sans ménagement par les forces de l’ordre de la HAT aux abords de la place interdite de la démocratie, le président du Congrès n’a pas caché son indignation. « Si j’étais là-bas c’était pour parler avec les militaires, moi qui je suis un chef d’institution, eux, ils sont des militaires au service des institutions, une telle répression est inacceptable », dit-il. « Est-ce parce que l’on n’a pas les mêmes opinions politiques, car il y a des militaires qui sont partisans d’une entité politique ».

« Mamy Rakotoarivelo et moi avons été spécialement visés », a témoigné maitre Hanitra Razafimanantsoa devant les militants. Elle dénonce le non-respect des militaires pour les membres d’institution. « L’heure est grave, il faut une décision », a-t-elle lancé.

Le président en exil Marc Ravalomanana a pris cette décision. « Ce sont des personnalités responsables au sein du CT, au CST et dans le gouvernement que l’on a agressé par des bombes lacrymogène... Cessez la participation dans le régime de transition en attendant la réaction de la SADC », a-t-il déclaré. 

Les parlementaires et les ministres de la mouvance Ravalomanana ont respecté la consigne. La session extraordinaire du parlement a commencé avec la seule présence de la mouvance Rajoelina. Acculés dans l’unilatéralisme, les parlementaires TGV relativisent en rappelant qu’il y a encore de nombreux signataires de la feuille de route qui peuvent faire tourner l’institution. Il y a en effet les autres sensibilités désagrégés de la mouvance Rajoelina pour fabriquer une majorité illégitime et qui ne sert à rien si ce n’est de faire profiter aux amis les avantages de la transition.


 

Envoyer cet article à un ami

 

Commentez cet article (1)

 

Imprimer

(1) Il n'y a encore aucun commentaire pour cet article

LISEZ AUSSI

16/10/2014 | 08:23:58
Depuis quelques jours, le retour au pays de l’ancien président focalise l’attention des médias nationaux et des organisations internationales. La Communauté internationale, en général, à travers l’Union Africaine, l’Union Européenne, le Quai d’Orsay et les Etats-Unis, avait condamné les propos tenus par l’ancien président lors de sa première conférence de presse tenue à son domicile, mais personne ne pouvait lui en vouloir d’être retourné en terre natale. [Voir]

07/10/2014 | 08:18:07
L’ancien président malgache, en exil en Afrique du Sud, depuis le coup d’Etat de 2009, revient à la charge. Il a annoncé officiellement son basculement dans l’opposition après avoir soutenu le régime Hery Rajaonarimampianina durant quelques mois. [Voir]

23/09/2014 | 13:16:58
Une réunion de la troïka de la SADC, à Pretoria, a évoqué la nécessité de la mise en œuvre intégrale de la Feuille de route. Car le récent sommet des chefs d’Etat de cette organisation régionale, qui s’est tenu à Victoria Falls, au Zimbawe, les 17 et 18 août, a déjà évoqué la question. [Voir]

21/09/2014 | 19:47:13
« Imprévoyance », « amateurisme », l’observatoire de la vie publique Sefafi n’est pas tendre avec les dirigeants qui selon lui mènent le pays vers une crise institutionnelle majeure. Une loi sur la décentralisation bâclée qui créera plus de problèmes que de ne proposera des solutions, des élections communales reportées sous prétexte de prendre du temps pour faire passer la division de la Capitale en six communes, des collectivités territoriales non mises en places... les observateurs en arrivent à se poser la grande question : finira-t-on par demander la déchéance du président de la République ? La nouvelle Constitution prévoit en effet cette sanction ultime en cas de certaines formes de violation, la non-mise en place de la Haute Cour de Justice en fait partie. La Haute Cour Constitutionnelle viendra au secours du président et devrait valider une HCJ boiteuse, tout comme elle. [Voir]

15/09/2014 | 08:55:15
Il est pratiquement impossible de tenir les élections communales pour cette année 2014. La Commission nationale électorale a enfin admis cette réalité qui risque de décevoir la Communauté Internationale qui a établi le calendrier électoral malgache l’an passé. [Voir]

05/09/2014 | 08:59:43
Les maîtres FRAM estiment que leur revendication est tout à fait légitime, car elle est fondée sur une promesse du président de la République. Hery Rajaonarimampianina a effectivement pris quelques engagements solennels le jour de son investiture, le 25 janvier 2014, reprenant les grands thèmes abordés durant sa campagne électorale. Il a juré devant le peuple qu’il va réaliser ses promesses et ne voudrait pas faire de la démagogie, « car c’est la foi en la parole du président qui est la base du renouveau du pays ». Les promesses non tenues ont ébranlé la foi d’une partie des malgaches en leur président. [Voir]

29/07/2014 | 09:43:03
C’est une opération de communication pour sauver la face. L’affaire des deux journalistes incarcérés a été officiellement dénouée par le président de la République. Ce dernier a déclaré avoir demandé à son ministre d’Etat de retirer la plainte alors que Jean Luc Rahaga et Didier Ramanoelina attendaient en prison le verdict de leur procès pour diffamation par voie de presse. Sans enlever le mérite à Hery Rajaonarimampianina qui a pris position contre l’emprisonnement des journalistes, le régime a plié face à la montée de la mobilisation générale et une récupération politique d’une affaire qui a terni son image. [Voir]

11/07/2014 | 18:10:01
La réunification du parti de l’ancien président, Marc Ravalomanana, le TIM semble sur la bonne voie. En tous cas, le ministère de l’Intérieur ne reconnaît plus désormais qu’un seul parti TIM, celui présidé par Razoarimihaja Solofonantenaina. Très discret durant le moment fort de la crise politique dans la Grande Ile, Razoarimihaja Solofonantenaina revient désormais sur la scène politique. C’est de nouveau lui qui préside le parti Tiako i Madagasikara, d’près un arrêté du ministère malgache de l’Intérieur. Lors d’une conférence de presse, le président du TIM a tout simplement annoncé que « le parti revient à son propriétaire ». De son côté, le Secrétaire général du parti, Mamy Rakotoarivelo a affirmé que « c’est Razoarimihaja que le ministère avait contacté pour annoncer la sortie de l’arrêté ministériel mais pas une autre personne ». Une façon pour lui de soutenir que le TIM est désormais unique. Pour sa part, Marc Ravalomanana, par téléphone, avait félicité les membres du TIM, car « le parti est de nouveau normalisé ». Très récemment, un comté de rassemblement a été mis en place. Reste à savoir si toutes les personnalités ayant déjà fondé leur propre parti depuis la chute de Marc Ravalomanana, en 2009, vont revenir au sein du TIM. [Voir]

27/06/2014 | 10:58:52
Le président de la République a renouvelé ses engagements pris lors de son investiture et a réitéré les grandes lignes de la politique générale de l’Etat. Pour son premier 26 juin a la tête de Madagascar, Hery Rajaonarimampianina a remobilisé la nation pour la réconciliation et la solidarité. « Le devoir que vous m’avez confié est très lourd, mais je l’accepte avec humilité », a-t-il déclaré aux citoyens avant de rappeler ce à quoi il s’est engagé : « la bonne gouvernance, l’Etat de droit, la transparence, la démocratie, une justice impartiale, la lutte contre la corruption et des actions de développement durable ». Après 5 mois au pouvoir, il est toujours au point de départ. [Voir]

07/06/2014 | 11:03:56
Alors que les grandes questions urgentes et vitales semblent totalement ignorées par les députés, l’Assemblée nationale s’apprête à accueillir un groupe parlementaire sorti de nulle part par le tout récent parti présidentiel, ainsi qu’un représentant de l’opposition forcément autoproclamé, car ne représentant pas une force politique au parlement. [Voir]

NEWSLETTER

Accédez GRATUITEMENT aux articles et recevez tous les jours Madonline dans votre boite-aux-lettres (offre limitée).

Entrez votre adresse email ici: