Add to My Yahoo! Add to NetvibesAdd to Google
fr en it  
  Samedi 19 avril 2014  
Aide ¦ rédaction ¦ contact ¦ ¦
Rechercher

POLITIQUE

CENIT, un calendrier électoral sans garantie 02/08/2012 | 21:20:46

Le timing n’est pas parfait, mais au moins, les échéances ont été respectées. La CENIT a annoncé la date des élections alors que l’incertitude est entière sur une possible entente politique qui pourrait instaurer l’apaisement. Les malgaches se rendront aux urnes le 8 mai 2013 pour élire leur président. La grande nouveauté sera le double scrutin qui réunira le deuxième tour de la présidentielle et l’élection législative, à moins que ce ne soit un premier tour « dia vita », avec un candidat à + de 50%.

La Commission électorale nationale indépendante de la transition a suivi les recommandations du système des Nations-Unis et non pas l’appel insistant de la HAT et du parti au pouvoir sans élus, TGV. Les élections attendront bien 2013. Le calendrier annoncé par la CENIT prévoit le premier tour de l’élection présidentielle le 08 mai 2013. Le deuxième tour, si c’est nécessaire, aura lieu le 03 juillet, soit le même jour que l’élection législative. Il faudra donc attendre un an, à quelques jours près, pour que Madagascar n’ait plus de vide ni des usurpateurs dans ses institutions politiques.

Dans les collectivités décentralisées, les élections communales sont annoncées pour le 23 octobre 2013. Les élections régionales ne figurent pas dans ce premier calendrier. Elles auront lieu probablement en 2014, si le nouveau pouvoir en place veut bien les faire. Ce n’est pas la seule zone d’ombre de l’annonce officielle du calendrier électoral.

La CENIT n’annonce pas de second tour pour les élections législatives et communales. Elle s’en remet à la législation, donc à un choix politique, pour déterminer les modes de scrutin. Pour le moment, la loi électorale contre le président Ravalomanana a été la seule à être votée unilatéralement par la mouvance Rajoelina.

La présidente de la CENIT souligne que la publication des dates ne garantit pas que les scrutins auront lieu. « La réalisation des élections dépend de la promulgation des lois électorales, de la disponibilité du budget électoral venant du gouvernement ou de la communauté internationale », a déclaré Béatrice Attalah. Une réunion des bailleurs de fonds aura lieu dans un bref délai.

Pour le représentant de l’ONU, « ce calendrier n’a fait l’objet d’aucun pressing de la part du système des Nations-Unies ni des partenaires internationaux ». Fatma Samoura a salué « l’esprit de clairvoyance » de la CENIT. Le premier ministre Omer Beriziky a félicité la Cenit et a parlé d’un « jour historique » qui annonce une issue à la crise politique. Il a appelé les politiciens à prendre leurs responsabilités.

Qu’en pense la communauté internationale ? La présidente de la CENIT leur a fait une demande surprise et pleine d’enthousiasme. « J’appelle la communauté internationale pour la levée des sanctions qui entravent notre développement » a clamé Béatrice Attalah. Le représentant de l’Union africaine a tenu à calmer les ardeurs. « Nous sommes là pour trouver des solutions à la crise, c’est inapproprié de parler de levée de sanction », a tempéré Mourad Taiati. 

Gert Grobler, ambassadeur de l’Afrique du Sud, a souligné « qu’il y a une prise de responsabilité de la communauté internationale et de la SADC pour créer un environnement électoral favorable à Madagascar ». Le ministre sud-africain Marius Fransman est attendu à Antananarivo pour étudier le calendrier proposé par la CENIT et le soumettre à la prochaine réunion au sommet de la SADC, le 17 août prochain. Un accord entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina doit être trouvé lors du deuxième round du face-à-face avant cette échéance.  


 

Envoyer cet article à un ami

 

Commentez cet article (1)

 

Imprimer

(1) Il n'y a encore aucun commentaire pour cet article

LISEZ AUSSI

18/04/2014 | 23:06:29
La plupart des 31 membres du gouvernement ont des expériences des ministères, que ce soit en tant que ministre, secrétaire général ou directeur. Le redoublement zéro voulu par le président de la République et souhaité par certains membres de la communauté internationale n’a pas été respecté. « Ce n’était pas un ordre strict, commente le Kolo Roger, on peut en garder quelques un s’ils se sont montrés très compétents à leur poste ». Le pluralisme du gouvernement peut être justifié par le fait que ni le président ni le premier ministre n’a un parti. [Voir]

18/04/2014 | 22:34:58
Accouchement difficile mais sans douleur pour le premier gouvernement de la 4ème République. Le premier ministre Kolo Roger a ratissé large pour inclure les principales forces politiques présentes lors des dernières élections présidentielles et législatives. Les critères de sélection, qui ont été l’objet de toutes les interrogations, seraient l’expérience et la disponibilité à travailler avec le président de la République pour réaliser la politique générale de l’Etat. Dans les faits, les portefeuilles du gouvernement ont été partagés à des partis et mouvances politiques au nom de l’inclusivité et de la réconciliation nationale. Même le Mapar y est présent… de facto naturellement. [Voir]

11/04/2014 | 17:39:59
Il aura fallu deux mois et demi au président de la République pour nommer l’un des deux ex-candidats qui l’avaient proposé comme remplaçant à l’élection présidentielle. Kolo Roger, le doyen l’emporte donc sur Jules Etienne. Et pourtant, le chef de l’Etat affirme que ce choix a été proposé par le parti ou le groupe de parti majoritaire à l’Assemblée nationale, dans le respect total de l’article 54 de la Constitution, sans jamais citer le MAPAR. Lors de la cérémonie de présentation du premier ministre, plutôt du nom de ce dernier, Hery Rajaonarimampianina a curieusement évité de le prononcer. [Voir]

28/03/2014 | 10:04:26
C’est avec amertume et sentiment de révolte que Christine Razanamahasoa a réagi à la remise en cause par la Haute Cour Constitutionnelle de l’élection du bureau permanent de la présidente de l’Assemblée nationale. Pour celle qui a été propulsée par les députés du MAPAR et du GPS à la tête de la chambre basse, la chute a été prévisible, mais douloureuse. Elle accuse la dérive dictatoriale de l’exécutif et du judiciaire. Ironie de l’histoire. [Voir]

25/03/2014 | 08:33:54
Une vingtaine de prisonniers sont encore derrière les barreaux actuellement suite à des événements survenus notamment en 2009 et en 2010 au moment fort de la crise politique. Il s’agit essentiellement d’officiers et de sous-officiers impliqués dans les affaires de la Base aéronavale d’Ivato (BANI) et du camp de la Force d’Intervention de la Gendarmerie nationale (FIGN), ainsi que des militaires condamnés dans la mystérieuse affaire de tuerie du 7 février 2009. [Voir]

19/03/2014 | 21:08:48
La formation d’un gouvernement démocratique garantissant la stabilité politique est la principale condition rappelée par la communauté internationale au président malgache élu en déplacement à New York et Washington. Face à des promesses d’aides et de reprise des financements, il lui faudra faire un geste politique fort. Apparemment, ce sera un gouvernement d’union qui réconcilie les Malgaches au grand dam de ses anciens alliés qui veulent régner sans partage. [Voir]

15/03/2014 | 20:36:36
Le président Hery Rajaonarimampianina met à l’épreuve la patience de ceux qui ne s’allient pas à la majorité qu’il veut instaurer pour gouverner le pays. La nomination du premier ministre n’est pas encore à l’ordre du jour faute de compromis. Le débat sur les dispositions constitutionnelles est loin d’être terminé. L’enjeu est de déposséder le Mapar du pouvoir qu’il s’est attribué pour maitriser l’Assemblée nationale et imposer un homme de la mouvance Rajoelina au poste de chef du gouvernement. [Voir]

14/03/2014 | 16:35:58
Jean Omer Beriziky a été le plus chanceux des chefs d’institution de la défunte Transition. Le blocage politique actuel dans la Grande Ile a été bénéfique pour lui. Tant que la nomination du nouveau Chef du gouvernement tarde à se concrétiser, l’actuel Premier ministre restera au palais de Mahazoarivo. [Voir]

05/03/2014 | 07:49:30
Ce n’est pas la première fois que les Américains dénoncent des cas de violation des droits de l’homme dans la grande Ile. Mais le dernier rapport établi par le département d’Etat a été encore plus virulent. Notamment à l’endroit des forces de l’ordre qui sont montrées du doigt pour des abus divers, et, surtout, pour les exécutions arbitraires. [Voir]

28/02/2014 | 16:32:47
On s’interrogeait sur son mutisme, le président de la République se fait malmener par ses anciens amis devenus par le concours de circonstances ses opposants. Hery Rajaonarimampianina a réagi non sans autorité pour limoger les hommes clés de la transition dont les fonctions avaient un impact sur le plan politique. Fort de soutiens de plus en plus nombreux, il a recadré le Mapar en refusant la nomination de Haja Resampa au poste de premier ministre, mais promet de ne pas aller au-delà de la loi. En même temps, son candidat Jules Etienne essaie de rassembler une majorité à l’Assemblée nationale. [Voir]

NEWSLETTER

Accédez GRATUITEMENT aux articles et recevez tous les jours Madonline dans votre boite-aux-lettres (offre limitée).

Entrez votre adresse email ici: