Emprisonnement de journalistes : Des hommes d’église prévoient des actions concrètes04/02/2010 | 12:33:02
Les meneurs du "Mouvement des leaders ecclésiastiques" prévoient diverses actions qu'ils n'ont pas précisées afin d'obtenir la libération des journalistes de la radio Fahazavàna incarcérés depuis près d'un mois.
Les leaders ecclésiastiques reviennent à la charge. Un culte oecuménique est de nouveau programmé samedi 6 février à Antsahamanitra. L'un des meneurs du mouvement a tenu à spécifier que l'incarcération des deux journalistes de la radio Fahazavàna les préoccupe plus particulièrement aujourd'hui.
Sans apporter plus de précision, un pasteur a affirmé qu'une mobilisation est incessamment prévue. La radio Fahazavàna appartient en effet à l'église protestante FJKM, alors que la plupart des hommes d'église qui animent le "Mouvement des leaders ecclésiastiques" sont issus de cette obédience.
Incarcérés depuis le 8 janvier, Lolot Ratsimba, journaliste, et Didier Ravoahangiarison, directeur de la station, n'ont pas pu obtenir une liberté provisoire malgré la demande formulée par leur avocat. Ils sont inculpés en tant que "complices" dans l'affaire de mutinerie au camp RAS en fin décembre 2009. "Le journaliste était là pour un scoop" insiste un pasteur du "Mouvement des leaders ecclésiastiques". Pour les autorités, la présence du journaliste sur le lieu de la mutinerie à 4heures du matin est suspecte.
Depuis l'incarécration des deux journalistes, une cellule de crise a été mise en place par des professionnels des médias. Une pétition circule actuellement pour exiger la libération des deux hommes. Depuis l'avènement de la Haute Autorité de la Transition au pouvoir, trois journalistes ont été incarcérés en moins d'un an. Un fait qui n'est plus survenu à Madagascar depuis une dizaine d'année.
C'est un journaliste, très connu dans le milieu des médias malgaches qui prend désormais la tête de la direction de la communication au sein de la présidence de la Haute Autorité de la Transition. Il s'agit de Rolly Mercia, journaliste et directeur de publication du quotidien La Vérité, et animateur d'émission politique sur la radio Viva, appartenant à Andry Rajoelina.[Voir]
Georges Ranaivosoa, journaliste, fondateur de la Revue de l'Océan Indien, et homme d'affaires, est décédé le 8 juin à Antananarivo à 76 ans. C'est une figure de proue de la presse malgache qui s'en est allée.[Voir]
Depuis une semaine, les journalistes et les deux techniciens de la radio Fahazavàna sont en garde à vue à la brigade criminelle. Le journal Midi a récemment affirmé qu'ils ont entamé une grève de la faim, mais la police a démenti l'information.[Voir]
Au terme d'une journée chaotique dans la capitale, la dernière radio proche de Marc Ravalomanana qui a continué d'émettre a été fermée par la Haute Autorité de la Transition, le soir du 20 mai.[Voir]
Après deux jours d'interruption d'émission, la radio Fréquence Plus est de nouveau en essai technique. Les différentes émissions ne pourront reprendre que plus tard selon la direction.[Voir]
L'incident survenu lors de l'arrestation de trois politiciens de l'opposition dans les studios de la radio privée Fréquence Plus a suscité l'émoi dans le milieu médiatique de la capitale.[Voir]
La situation vécue par la presse malgache est plutôt singulière. Les journalistes sont en quête d'une solidarité de plus en plus difficile à concrétiser. La crise politique y est pour quelque chose.[Voir]
Les stations incendiées ou scellées par les partisans de la Haute Autorité de la Transition sont restées muettes depuis plus d'un an. Il est actuellement question de leur réouverture. En tous cas, des membres du Collectif des journalistes malgaches ont récemment interpellé le ministre de la communication, Nathalie Rabe, à ce sujet.[Voir]
Un club dénommé Collectif des journalistes malgaches a été créé à la suite de l'emprisonnement de quelques confrères en raison de la crise politique de 2009. Le Collectif interpelle tout un chacun sur le rôle des journalistes dans la société malgache.[Voir]
L'ambassade américaine à Antananarivo organise un concours à l'endroit des journalistes malgaches dans le but de promouvoir un meilleur professionnalisme et un journalisme "responsable".[Voir]