Mardi , 17 juillet 2018
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Habiller les personnes démunies

Habiller les personnes démunies

C’est bientôt le début de l’hiver dans la Grande Ile. Sans que les gens s’en rendent compte véritablement, le froid tue aussi à Madagascar même si la température n’est pas comparable à celle des pays de l’hémisphère Nord en saison hivernale.

En 2017, environ 80 personnes ont été tuées par le froid à Madagascar, faute de moyens suffisants pour se couvrir d’après des membres d’une communauté dénommé « Tafio izy » (« Habillez le ») qui a lancé un mouvement qui vise à doter des personnes démunies d’habits et de couverture pendant l’hiver.

Les initiateurs du mouvement se voulaient être le plus simple possible. Ils se limitent à une animation via les réseaux sociaux sur internet et par médias interposés avant l’hiver. Ils se refusent cependant toute forme de médiatisation et d’actions à caractère publicitaire lors de la distribution de couvertures et d’habits pour ceux qui en ont besoin.

Le mouvement « Tafio izy » a lancé un appel à tous les gens de bonne volonté à trouver des vêtements et des couvertures et à les offrir à des personnes démunies le 21 juin prochain. Il n’y a aucune disposition spécifique en matière d’organisation, mais le mouvement se limite à inviter les gens à agir où qu’ils se trouvent. « Une initiative qui pourrait sauver des vies » selon l’un des initiateurs.

Dans la capitale, Antananarivo, et certaines grandes villes des régions centrales du pays comme Antsirabe et Fianarantsoa, ce sont les personnes sans domiciles fixes qui passent la nuit dans les rues qui sont les plus exposées au froid. A Antananarivo, des enfants en bas-âge dorment tous les soirs sous les deux tunnels du centre ville, menacés au quotidien par le froid en hiver. Des décès y sont souvent enregistrés, mais les tentatives d’évacuation des rues et des tunnels durant la nuit n’ont pas permis de mettre un terme à ce phénomène. Les autorités municipales ne souhaitent pas des actions permanentes en raison des choix délibérés de certaines familles, poussées par l’exode rural, de vivre dans les rues.

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