Dimanche , 20 mai 2018
enfrit
L’opposition exige le départ du président et du gouvernement
Des députés de l'opposition sur la place du 13 mai

L’opposition exige le départ du président et du gouvernement

Après une semaine de mouvement de foule et de tension politique, les députés de l’opposition exigent le départ du président de la République, Hery Rajaonarimampianina, et du gouvernement conduit par Solonandrasana Olivier Mahafaly.

La revendication fait suite au bras de fer sur les lois électorales controversées et adoptées dans des circonstances rocambolesques, marquée par de forts soupçons de corruption, à l’Assemblée nationale, et surtout, à la suite d’une manifestation sur la place du 13 mai, dans le centre de la capitale, et qui a fait au moins deux morts, le 21 avril dernier.

Le bras de fer entre l’Exécutif malgache et les députés de l’opposition a ainsi débouché sur une nouvelle crise politique dans la Grande Ile. Des leaders syndicaux de la Fonction publique ont rejoint le mouvement des députés de l’opposition et se sont rendus au rassemblement sur la place du 13 mai, le samedi 28 avril. Ils ont promis de mobiliser leurs collègues à partir de la semaine du 30 avril pour « bloquer la machine administrative ».

Les membres du syndicat de la douane ont promis de ne plus rejoindre leur poste. Ce qui va engendrer des difficultés pour la collecte des recettes douanières pour l’Etat.

Face aux récents événements, la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Organisation des Nations Unies (ONU) vont dépêcher des délégations à Madagascar afin de mener une médiation entre les acteurs politiques. Mais les députés de l’opposition n’y sont pas tout à fait favorables. Au niveau national, la Confédération des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) va également tenter de rapprocher les protagonistes. Un culte œcuménique pour marquer le début de la médiation des Chefs d’église est programmé le dimanche 29 avril.

Les forces militaires, depuis la répression du 21 avril, ayant fait des morts, ont choisi de se cantonner pour le moment à la prévention des pillages. Le préfet de police d’Antananarivo a dit ne pas vouloir avoir les mains entachées de sang. « Désormais je me limite à une réquisition anti-pillage pour la mobilisation des forces de sécurité », a-t-il affirmé au lendemain de la répression du 21 avril.

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