lundi , 15 juillet 2024
enfrit
La célébration de la fête nationale en 2009 a été voulue différente par le régime de transition. Cela a été le cas, mais pour diverses raisons. Les manifestations festives n’ont pas réellement caché la crise politique et socio-économique que Madagascar traverse depuis le début de l’année.

26 juin : la fête de la transition

En 2009, le défilé militaire du 26 juin a eu quelques significations particulières. D’abord, on voit que c’est bien Andry Rajoelina qui a gagné la fonction de chef suprême des armées. Avec une démarche très militaire, il a fait une revue de troupes remarquée, précédé par un élément de sa garde rapproché tenant un fusil d’assaut dans les mains. Bonjour l’ambiance.

Le défilé proprement dit était dit-on différent. Les nouvelles tenues pour l’armée ont été enfin aperçues. Trois nouveaux hélicoptères, dons de la France et à utiliser pour la lutte contre le vol de zébus, ont survolé en formation Mahamasina. A part le pas de course du service anti-gang de la police, les parachutistes du régime de force d’intervention et leur marche très lente se sont démarqués. Dans les gradins, le tableau présenté comme dans les fameux « mitabe » du temps de la deuxième République a été très apprécié.

La vedette du jour a été la Force d’intervention spéciale, dirigée par les commandants Lylson René et Charles Randrianasoavina, qui a défilé à bord de véhicules. Dans les tribunes, la présence des coopérants militaires français n’est pas passée inaperçue. L’absence des ambassadeurs et représentants étrangers n’a pas été une véritable surprise.

A Mahamasina, les spectateurs ont fait l’objet d’une fouille minutieuse parc crainte d’attentat à la bombe artisanale. Moins d’une heure après le défilé militaire, une explosion a été entendue dans les environs. Il y a eu plus de peur que de mal mais il s’agissait bien d’une bombe artisanale. Ce qui n’a pas empêché la foule de faire la fête l’après-midi. Le président de la Haute autorité de la transition et son épouse Mialy Rajoelina, ainsi que le premier ministre Roindefo ont assisté au grand concert de Rossy au stade de Mahamasina.

Si Analakely a connu les affluences habituelles, les feux d’artifices à Anosy n’ont pas réuni la foule habituelle. L’explication serait l’existence de plusieurs points de tir dans la ville des mille. Malgré un temps plutôt doux, le défilé des lampions n’a pas réuni grand monde. La pénurie d’ « arendrina » y a été pour quelque chose. Une certaine frilosité a été palpable durant la fête de l’indépendance.