jeudi , 23 mai 2024
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Le président de la Haute Autorité de la Transition ne veut plus entendre parler d'une "cohabitation" avec les autres mouvances politiques. Les médiateurs internationaux insistent pour le moment.

Andry Rajoelina rejette la proposition de Jean Ping

Le déplacement de Jean Ping, président de la Commission Africaine, à Antananarivo ne suffira sans doute pas à trouver une autre issue à la crise politique malgache. La proposition de Jean Ping, qui a le mérite de prenndre en considération le contexte de blocage actuel, a été d’ores et déjà rejetée par Andry Rajoelina qui ne souhaite plus une gestion commune de la Transition.

La nouvelle proposition de sortie de crise de Jean Ping, il est vrai, se réfère constamment aux accords de Maputo et d’Addis-Abeba signés par les quatre mouvances politiques de la Grande Ile mais déjà rejetés par l’équipe à Andry Rajoelina.

Jean Ping suggère le retour du Premier ministre de consensus, Eugène Mangalaza. Il propose également un référendum constitutionnel avant les élections législatives et les présidentielles qui seront jumelées pour une économie de temps et d’argent. Selon ce schéma, la Transition devrait prendre fin au plus tard en novembre 2010.

Avant les consultations populaires, toutes les institutions prévues par les accords de Maputo et d’Addis-Abeba devraient être remises sur les rails. C’est ce qui est plus particulièrement loin des aspirations de Andry Rajoelina. Ce dernier, à titre de concession, n’envisage qu’un éventuel report des législatives qu’il a déjà programmées le 20 mars prochain.