lundi , 23 mai 2022
enfrit
Antananarivo se dégrade. La propreté est indésirable, la plupart des poteaux de la Jirama ne sont plus allumés.

Antananarivo plonge petit à petit dans le noir.

Au début de l’année quand j’étais dans la côte Est, j’ai eu vraiment pitié de ces gens qui vivent dans le noir presque toute la journée. Ceci à cause du délestage. Et à quelques mois de la fin de l’année, si rien a changé là bas que voilà la capitale commence elle aussi à plonger dans le noir. Les rues dans la plupart des quartiers d’Antananarivo sont depuis quelques mois sans lumière. Cette fois, ce n’est pas à cause du délestage mais de la mauvaise foi de la Jirama dit-on. À plusieurs reprises la Commune a déjà lancé un appel au Jirama de changer les lampes sur les poteaux mais cette société fait encore la sourde oreille. Alors, qu’on ne s’étonne pas sur cette recrudescence de l’insécurité. Cela fait 10 ans que Samoela dans une de ses chansons a interpellé les autorités d’allumer les poteaux (Areheto ny Pôtô) mais en vain. La situation s’est encore empirée.

A part ce problème avec la Jirama, la capitale connait aussi un grand problème d’ordures actuellement. La propreté de la ville des milles laisse à désirer. En cette période de pluie le risque des épidémies est à craindre. « Gouverner c’est prévoir », mais jusque là, l’équipe du maire n’arrive toujours pas à trouver  une solution adéquate à ce problème. C’est n’est pas en montrant aux journalistes qu’Andralanitra est déjà saturée qu’on va résoudre le problème. En connaissance de cause, la commune aurait dû chercher depuis longtemps un endroit de rechange. Pour cette année la prise de responsabilité a pris du retard.

Force est de constater que la capitale est encore très loin d’une ville moderne. Le dynamisme qu’on attend de « TGV » n’est pas encore ressenti par la population.