mardi , 9 août 2022
enfrit
Les légalistes de la deuxième ville de Madagascar sont officiellement interdits de manifestations en raison des préparatifs de la fête nationale du 26 juin.

Antsirabe : la fête nationale, un prétexte pour mater le mouvement pro-Ravalomanana

Depuis plus de deux semaines, les partisans de Marc Ravalomanana n’ont plus l’autorisation d’organiser des rassemblements publics dans la ville d’Antsirabe, la deuxième ville de Madagascar, située à 170 km au sud de la capitale. 

Le nouveau chef de région du Vakinankaratra nommé par la Haute Autorité de la Transition, Paul Razanakolona, a affirmé qu’en raison des préparatifs de la fête nationale du 26 juin, toute manifestation à caractère politique est interdite. Les légalistes sont quelque peu sidérés par la décision du chef de région étant donné que leur manifestation a été réprimée par les forces de l’ordre locales depuis plusieurs jours déjà. 

Pour le chef de région, les partisans de Marc Ravalomanana n’ont pas respecté l’accord qu’ils ont établi avec les autorités locales. Raison pour laquelle leur rassemblement a été interdit. « Ils sont censés se rassembler sur la place Karmaly, mais quand ils ont réussi à avoir plus d’audience, les manifestants ont décidé de descendre dans la rue alors que ce n’était pas convenu », explique Paul Razanakolona.

Pour leur part, les légalistes dénoncent l’interdiction de manifestation décrétée par la Région, tout en fustigeant les autorités locales à la suite des violentes répressions des forces de l’ordre contre les partisans du président en exil. Ils réclament actuellement plus de liberté, et continuent de militer pour le retour au pouvoir de Marc Ravalomanana.  

A part Antananarivo, la ville d’Antsirabe est la deuxième localité du pays qui a réagi vigoureusement contre le coup d’Etat de l’équipe de Andry Rajoelina au mois de mars dernier. Les rassemblements publics ont drainé une foule impressionnante qui a commencé à déranger visiblement les représentants locaux de la HAT.