vendredi , 1 juillet 2022
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Trois motifs officiels et supposés incontournables, voilà ce que les responsables au niveau de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) ont trouvé pour refuser le stade de Mahamasina aux trois mouvances regroupées dans le désormais Mouvement pour l’application des accords de Maputo.

De Mahamasina à Antsonjobe, le paramètre géographique du succès d’un meeting

Le stade de Mahamasina ne sera pas ouvert à la manifestation politique des mouvances anti-Rajoelina, ce samedi 26 septembre 2009. A la place, la mairie offre « gratuitement » Antsonjombe, un détail géographique qui pourrait limiter l’impact de la grande manifestation politique appelée par l’ancien président Albert Zafy.

Olga Rasamimanana, représentant l’administration de la CUA a évoqué trois raisons pour justifier ce refus. D’abord, le stade a été réservé par l’entreprise Star qui y organise des jeux corporatifs mettant en compétition des sociétés de la capitale.

Ensuite, elle met en avant les travaux de réhabilitation réalisés au gymnase de Mahamasina dans l’optique de la réception du championnat d’Afrique de basket-ball féminin et qui pourraient être menacés en cas de manifestation politique. Ce qui est aussi le cas du bureau du Président de la délégation spéciale qui se trouve derrière la tribune du stade municipale.

Le préfet de Police de la ville d’Antananarivo, Edward Andrianjafinarivo  a été sur la défensive, réfutant toute hypothèse de son implication dans le but d’aider les trois mouvances à accéder à Mahamasina ou le contraire. Dans sa réponse à la demande d’autorisation, le représentant de l’Etat donne en effet un accord pour la tenue de l’événement qui est une manifestation politique visant à expliquer les accords de Maputo, en précisant la date et l’heure, soit de 09 à 17 heures. En aucun cas, il n’autorise ou ne refuse le stade de Mahamasina dont la gestion incombe à la CUA. 

Le mouvement pour les accords de Maputo sera tenu responsable de la sécurité durant et après la manifestation à Antsonjobe. Ce « coliseum » situé dans le quartier d’Analamahitsy est assez vaste pour accueillir 40 000 personnes. Toutefois, sa situation géographique ne garantit pas toujours le succès pour une manifestation politique. Pourquoi pas la place de la démocratie, celle qui a été ouverte puis fermée par Andry Rajoelina ?

Un concert dans le cadre d’un festival musical y est prévu. Ce qui aurait été un atout pour la manifestation politique si cette dernière avait lieu à Mahamasina. Ce n’est évidemment pas le cas, si l’événement se tient à Antsonjobe. Pis, la prestation d’un chanteur très populaire a été avancée aujourd’hui samedi au lieu de dimanche.   Là, le motif personnel a été évoqué pour justifier le changement de date, pas de dessous politique dans le but de divertir la foule et la garder dans le centre ville. Autoriser une manifestation dans un vaste lieu à moitié vide, ce serait une victoire pour les autorités de la transition.