dimanche , 29 janvier 2023
enfrit
La nouvelle transition fait peur à certains, tandis qu'elle donne de l'espoir à d'autres. La démarche de médiation du FFKM, le Conseil œcuménique des églises de Madagascar, suscite des débats et des polémiques. Ceux qui ont réclamé depuis quatre ans le départ du pouvoir d'Andry Rajoelina affichent plutôt un optimisme, tandis que ceux qui désirent des élections tout de suite sont sceptiques.

Débat autour de la « nouvelle transition »

Ceux qui soutiennent la mise en place d’une nouvelle transition sans Andry Rajoelina continuent de convaincre les récalcitrants dans les coulisses. Ils sont en effet convaincus que l’organisation des élections dans le contexte actuel ne peut pas garantir une véritable sortie de crise, car ni la Commission nationale Electorale, ni l’administration n’est pas tout à fait neutre. Ce qui ne peut que déboucher sur d’importants risques de fraudes lors des élections. Et donc, contribuer à la résurgence d’une nouvelle crise postélectorale.

De leur côté, ceux qui désirent aller tout de suite aux élections, comme une frange de la Communauté internationale, ne souhaitent surtout pas que la transition s’éternise. Tous les camps politiques, et les chancelleries étrangères, ont ainsi des motifs d’inquiétude. Mais une chose est sûre : tout le monde est attentif à la démarche du FFKM et à sa future résolution, car depuis plusieurs décennies la prise de position du FFKM a été définitive dans le règlement des crises politiques dans la Grande Ile.