jeudi , 23 mai 2024
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Pour la première fois depuis l’histoire politique de la Grande Ile, un Premier ministre est interdit de séjour dans son pays par un de ses ministres. Ce ministre est d’autant plus censé sortant. Le processus de Maputo fait désormais partie du passé. La logique veut que Mangalaza démissionne.

Démission attendue du Premier ministre Eugène Mangalaza

Dans son intervention télévisée, le 16 décembre, Andry Rajoelina, a réitéré sa volonté de faire cavalier seul. Sans les autres mouvances politiques. Et en dehors du processus consensuel établi par les accords politiques de Maputo et d’Addis-Abeba. Toutefois, il estime que la nomination de nouveaux membres du gouvernement n’est pas nécessaire avant les élections législatives qu’il prévoit le 20 mars 2010.

Cela dit, Andry Rajoelina ne compte pas limoger, malgré la fin officielle du consensus, Eugène Mangalaza, le Premier ministre de consensus issu des rangs de la mouvance Didier Ratsiraka. Ce Premier ministre là était pourtant censé mettre en place un gouvernement d’union nationale dont les membres sont désignés par les quatre mouvances signataires des accords de Maputo. S’il reste à sa place il devra gérer un gouvernement putschiste qui n’a jamais eu l’aval de la communauté internationale et de toutes les sensibilités politiques à Madagascar.

La logique veut qu’une fois de retour au pays, Eugène Mangalaza dépose sa démission. C’est le retour à la case départ. Car Andry Rajoelina est résolu à continuer « sa » transition, sans l’implication de qui que ce soit.