jeudi , 22 février 2024
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Quelques formations politiques proposent la tenue d’élection dans un bref délai pour sortir de la crise politique, notamment à la suite du blocage de la mise en place du gouvernement d’union nationale.

Des élections comme solution au blocage politique

La situation politique est de plus en plus intenable. La mise en place du gouvernement d’union nationale est toujours bloquée. Le président de la Transition, Andry Rajoelina, refuse de se rendre à Maputo pour une ultime négociation. Les trois autres mouvances politiques engagées dans le processus de mise en place d’une transition consensuelle ont fait savoir leur volonté de se rendre dans la capitale mozambicaine pour un sommet les 3 et 4 décembre.

Face à cette situation de blocage, certaines formations politiques préconisent la tenue d’élection le plus rapidement possible. Le parti Avi de Norbert Ratsirahonana a proposé la tenue d’élection présidentielle pour en finir avec la crise. D’autres partisans de Rajoelina sont également partants. Ils se sont inspirés de la crise hondurienne. Mais la cacophonie engendrée par une élection mal préparée au Honduras devait faire réfléchir la classe politique malgache.

Pour le parti Leader Fanilo, c’est l’élection des membres du Congrès qui doit constituer une priorité. Cette élection permettra de déterminer la popularité des différentes formations politiques.

En attendant, le gouvernement sortant continue d’assumer ses tâches, comme si de rien n’était. Lors d’une tournée à Antsiranana, le 2 décembre, Andry Rajoelina était entouré de 11 ministres censés être sur le départ. Un pied-de-nez aux autres mouvances politiques.