jeudi , 23 mai 2024
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La décision d’Andry Rajoelina de mettre fin à la Transition « consensuelle » a soulevé des vagues. Les autres mouvances signataires des accords de Maputo s’opposent à la tenue d’élections législatives le 20 mars.

Des mouvances politiques s’opposent aux élections législatives proposées par Rajoelina

Les réactions de la communauté internationale sont pour le moment timorées. Les formations politiques affichent, elles, une certaine réticence. La décision de Rajoelina d’organiser les législatives, le 20 mars 2010, ne résoudra pas la crise politique malgache. Au contraire. Car en annonçant unilatéralement cette option, Andry Rajoelina concrétise sa volonté de diriger, tout seul, la Transition malgré les accords politiques signés à Maputo et à Addis-Abeba. 

Ange Andrianarisoa, de la mouvance Didier Ratsiraka, de son exil à Pretoria a été parmi les premiers à s’opposer aux législatives décidées unilatéralement par Rajoelina. De même, Levelo Boniface, ancien ministre, et issu de la même mouvance a affirmé qu’ils n’acceptent pas ces élections.

A Madagascar, les réactions négatives se succèdent. Les membres de la mouvance Albert Zafy se sont réunis et ont aussitôt dénoncé ces élections décidées à la va-vite.

Tous les jours, des partisans de Marc Ravalomanana tiennent un regroupement sur la place du Magro à Ankorondrano et critiquent vertement l’attitude de l’équipe à Andry Rajoelina. Pour sa part, le fondateur de l’entité « légaliste », Ambroise Ravonison, a également rejeté à travers un communiqué les élections du 20 mars.

En annonçant cette initiative, Andry Rajoelina n’a fait que renforcer les clivages politiques. La crise malgache risque encore l’enlisement malgré les déclarations tonitruantes de la HAT.