mardi , 9 août 2022
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Après la baisse des tarifs, la Jirama fait toujours la une par la nomination d’un nouveau directeur général qui est malgache, en la personne de Désiré Rasidy. Les financements de la compagnie nationale d’eau et d’électricité ne sont pas suspendus par les partenaires internationaux.

Jirama : la direction générale revient au malgache Désiré Rasidy

Désiré Rasidy n’est pas un novice à son poste puisqu’il a été déjà aux commandes de la Jirama avant que la compagnie n’ait fait l’objet d’un contrat de gestion en 2005. Choisi parmi six candidats, il prône la continuité pour conduire à terme le plan de redressement de la compagnie d’eaux et d’électricité, que ce soit dans le volet infrastructure ou restructuration.

« Le problème a toujours été la fixation des tarifs pour la Jirama » reconnaît le Directeur général. Il affirme qu’une baisse des tarifs avait été opérée dans la première moitié de la décennie, contrairement aux apparences. « La baisse des prix, en termes réels, était de 50% par rapport à l’inflation », explique Désiré Rasidy.

Les 10% de réduction appliquée à partir du mois de mai sont un bon compromis, selon le Directeur général de la Jirama. « Trois entités sont à considérer, explique Désiré Rasidy, l’Etat qui est le propriétaire et qui doit préserver l’intérêt des citoyens, l’entreprise qui doit fonctionner et enfin les consommateurs qui souffriront d’une tarification trop élevée.

La restructuration de la Jirama ne devra pas compromettre le partenariat avec l’étranger. « Les financements de la restructuration avec les bailleurs de fonds traditionnels mais aussi par le secteur privé », explique le ministre de l’Energie. Les chantiers concernent la production, le recouvrement et la gestion financière.
Le ministre Jean Rodolphe Ramanantsoa réitère que la gestion des eaux ne sera pas séparée de celle de l’électricité. « L’incertitude a gagné certains bailleurs de fonds qui ont eu des doutes sur la stabilité de la compagnie et la capacité de paiement de celle-ci », rapporte-t-il. Le ministre de l’Energie de rassurer que les principaux financeurs de la Jirama sont toujours là, à l’instar de la Banque mondiale, l’AFD, la BNI, l’OPEP, la BADEA, la BAD…