vendredi , 1 juillet 2022
enfrit
Beaucoup d'acteurs politiques sont actuellement persuadés que pour sortir de la crise politique malgache, il faut un pardon mutuel entre les belligérants. Mais avant d'y parvenir il faut que les "réconciliateurs" éventuels eux-mêmes soient réconciliés entre eux.

Le grand pardon et la réconciliation des réconciliateurs en question

Tous les acteurs qui se prétendent « médiateurs » dans la crise malgache ne partagent effectivement pas les mêmes opinions. Quelques acteurs de la société civile lancent actuellement l’idée de les réconcilier d’abord avant de réconcilier les protagonistes de la crise politique malgache.

C’est ainsi que Nary Ravonjy, journaliste photographe du journal Midi Madagasikara, le pasteur Ravoavy Ravanomanda et l’administrateur civil Midy, ont lancé l’idée de réconcilier les « médiateurs » malgaches de la crise. Ils proposent un conclave entre ces médiateurs, dont les Raiamandreny Mijoro, le conseil de réconciliation nationale de l’ancien président Albert Zafy, la commission de réconciliation du parlement de la Transition, de s’entendre, avant de réconcilier les principaux belligérants de la crise.

Les initiateurs du projet ont lancé au cours d’une conférence de presse un appel aux quatre signataires des accords de Maputo et d’Addis-Abeba, Andry Rajoelina, chef de la Transition, et les trois anciens présidents, Albert Zafy, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana de trouver un terrain d’entente, en vue d’une sortie de crise et en vue d’une signature de la feuille de route de la SADC. Seront-ils entendus? Tout le monde attend.