lundi , 28 septembre 2020
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Les charrettes de plus en plus fréquentes à Tanà

Les charrettes de plus en plus fréquentes à Tanà

Le nombre de charrettes, à traction animale ou à traction humaine, est en constante augmentation dans la capitale, Antananarivo. Ce moyen de transport semble de plus en plus difficile à réguler malgré diverses tentatives de la part des autorités gouvernementales et communales.

L’interdiction totale de la circulation des charrettes et des pousses-pousses n’a jamais été à l’ordre du jour malgré une première tentative, dans ce sens, vers la fin des années 90. A l’époque, le Secrétaire d’Etat en charge de la sécurité publique, Azaly Ben Marofo, faisait partie de ceux qui ont suggéré l’interdiction de la circulation de ces véhicules à traction humaine ou à traction animale dans la capitale malgache. En vain. D’autres tentatives étaient vaines également.

Quand Marc Ravalomanana était élu maire d’Antananarivo, en 1999, il était d’abord question de limiter l’accès des charrettes à zébus à l’entrée du centre de la capitale. Une émeute est survenue. Les principales rues étaient effectivement interdites aux charrettes mais la mesure ne pouvait être applicable de manière durable.

A un certain temps, les autorités communales ont tenté de limiter l’heure de circulation des charrettes et des pousses-pousses, mais il était impossible de faire appliquer la nouvelle mesure. Actuellement, la circulation des charrettes est plutôt libre. Leur nombre est en hausse dans la capitale. Certaines rues autrefois interdites aux charrettes à zébus ne le sont plus actuellement. Le phénomène connaît une nouvelle ampleur, en raison notamment de la dégradation du niveau de vie en milieu urbain. Le transport de marchandise en charrette ou en pousse-pousse coûte, en effet, moins cher par rapport au transport en camionnette.