mercredi , 6 juillet 2022
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Les hautes terres subissent les conséquences de la sécheresse
Des champs et des rizières à sec dans les environs d'Antananarivo

Les hautes terres subissent les conséquences de la sécheresse

La pluie s’est faite rare au cours des derniers temps sur les régions centrales de Madagascar dont la capitale, Antananarivo, et ses périphéries. Les conséquences sont multiples et la population commence à ne plus les supporter.

Dans les environs de la commune Ambohitrimanjaka, à une dizaine de kilomètres à l’ouest de la capitale, quelques centaines d’hectares de rizières ont été asséchées. « Nous avons perdu la première récolte et nous devons faire face à un risque de pénurie », explique Hajanirina, propriétaire de trois parcelles de rizière sur cette zone.

A un certain temps, certains cultivateurs avaient le courage de transporter l’eau pour alimenter les rizières mais avec l’assèchement progressif du fleuve Ikopa qui se trouve à proximité, ils ne pouvaient que se résigner. Les cultivateurs se sont réunis pour discuter de la situation sans espoir dans laquelle ils se trouvent. Au bout de quelques heures de discussion, ils ne pouvaient que lancer un appel solennel à l’endroit des autorités du pays pour se pencher sur leur cas.

Ambohitrimanjaka n’est cependant pas la seule commune concernée par ce fléau inattendu. Si les périphéries d’Antananarivo situées en basse altitude avaient auparavant l’habitude de gérer plutôt la crue des eaux, la donne a complètement changé cette fois-ci.

L’insuffisance de la pluviométrie a d’autres conséquences auxquelles les habitants des localités autour d’Antananarivo et la population de la capitale doivent s’habituer. Il y a notamment la coupure intempestive de l’électricité étant donné que le débit des eaux qui font tourner les turbines de centrales hydrauliques n’est plus suffisant.

Au cours des dernières semaines, une baisse notoire du niveau de la nappe phréatique a été également soulevée par des foyers qui ont recours aux puits. La situation est assez alarmante mais les autorités évoquent toutefois l’insuffisance des ressources financières pour provoquer régulièrement des pluies artificielles.