vendredi , 1 juillet 2022
enfrit
Les collaborateurs de l'actuel président de la Haute Autorité de la Transition sont en train de mobiliser tous les moyens nécessaires afin d 'empêcher l'ancien chef d'Etat de se représenter à la prochaine élection présidentielle.

Marc Ravalomanana devra batailler pour pouvoir se présenter à la prochaine présidentielle

Le meilleur moyen de bloquer la route à Marc Ravalomanana est de le faire condamner par la Justice et de lui refuser, par la suite, une éventuelle amnistie.

La question de l’amnistie a été largement débattue lors des préliminaires du dialogue national. La position des partisans de Andry Rajoelina est claire: pas d’amnistie pour les détournements de deniers publics et pour les crimes de sang. La première cible est facilement reconnaissable, car la Justice est sur le point d’accuser Marc Ravalomanana s’assassinat pour l’affaire du 7 février 2009.

Marc Ravalomanana ne sera toutefois pas l’unique victime de la startégie actuelle des partisans de la Haute Autorité de la Transition. L’autre ancien président, Didier Ratsiraka, et l’ex-vice-Premier ministre, Pierrot Rajaonarivelo, ne pourront pas non plus se présenter à la prochaine présidentielle, si les condamnations de détournement de deniers publics ne sont pas amnistiées.

La conférence nationale pourrait devenir ainsi un moyen fatal pour les partisans de la HAT d’éliminer leurs principaux adversaires électoraux.