vendredi , 1 juillet 2022
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Des versions contradictoires sont de plus en plus répandues sur la tuerie du 7 février 2009 qui a permis, d'une certaine manière, à Andry Rajoelina d'accéder au pouvoir un peu plus d'un mois après.

Massacre du 7 février 2009: Les vrais tueurs à rechercher

En 2009, la fusillade du 7 février a été le cheval de bataille de l’équipe de Rajoelina dans sa démarche de « diabolisation » du régime Marc Ravalomanana. Car ce dernier a été facilement traité d’assassin.

Deux ans après, de plus en  plus de personnes accusent la camp Andry Rajoelina. C’est lui qui a précipité la foule devant le palais. C’est une certitude. Mais, aujourd’hui, beaucoup se posent la question sur l’origine des balles qui ont tué une quarantaine de personnes ce jour là.

L’ancien président Albert Zafy a récemment osé montrer du doigt l’équipe à Rajoelina, qui aurait placé des tireurs à d’autres endroits pour faire le maximum de victimes. Ces déclarations semblent actuellement très bien étayées par un complément d’information émanant du lieutenant-colonel Charles Andrianasoavina, ancien allié de Rajoelina et actuellement en prison, qui spécifie que des gendarmes ont été postés à l’insu des autorités à des bâtiments longeant la rue qui conduit vers le palais d’Ambohitsorohitra.

« Ces éléments armés, commandé par le Commandant Lylison René de Rolland Urbain se sont postés dans les bâtiments « ex-PSM », Trésor, Ministère des Finances, et Hôtel du Louvres et ont tiré sur les manifestants par derrière et de flanc », écrit Charles Andrianasoavina dans une lettre datée du 17 janvier dernier.