dimanche , 29 janvier 2023
enfrit
2 100 000 personnes séropositives à Madagascar en cas d’épidémie forte, 450 000 en cas d’épidémie faible: telle est l’estimation avancée pour l’année 2015, suivant l’allure de la propagation du virus actuellement.

SIDA A MADAGASCAR: LA LUTTE EST ENGAGEE

Alors que le premier cas de séropositif a été découvert dans la Grande Ile en 1984, en 1989, le taux de prévalence était de 0,02%.
En 1992, on a estimé un séropositif pour 3000 habitants, une proportion devenue 1/1500 en 1995.
Actuellement, le taux de prévalence est de 0,16% soit un séropositif pour 600 habitants.
Chez les jeunes de 15 à 24 ans, le taux de prévalence est de 0,12 à 0,14 % pour les filles, de 0,02 à 0,06 % pour les garçons.
Le dépistage a été effectué sur des personnes entre 15 à 49 ans.

Madagascar, pays à risque

Comparé à l’Afrique où l’année dernière le nombre de nouveau cas d’infection en Vih est de 5.3 millions, où les personnes vivant avec le Vih sont de l’ordre de 36 millions, les 11 000 personnes porteurs de ce virus avancées par le point focal auprès de la primature pour la lutte contre le VIH/SIDA montrent que Madagascar est un pays privilégié dans ce continent.
Mais l’Afrique du Sud n’avait il pas un taux d’infection égal à celui de la nôtre quinze ans auparavant, alors qu’actuellement ce taux atteint le seuil de 20%?
Avec une forte prévalence en Ist, un comportement sexuel à risque, un taux de pauvreté élevé, l’Ile n’est pas du tout à l’abri d’une explosion de la maladie.

Un prix à payer très élevé

Sachant que plus on attend, plus le prix à payer sera élevé, le pays a pris la décision de prendre en main la lutte contre la maladie. Objectif 2015 : maintenir le taux de prévalence à l’état actuel, i-e inférieur à 1%. Une stratégie a été établie incluant les différents départements ministériels, la société civile, les responsables politiques, les partenaires bilatéraux et multilatéraux, à l’exemple de la Coopération française et japonaise, l’Union européenne.
Une cellule de coordination intersectorielle constituée par le point focal auprès de la Primature pour la lutte contre le Sida est mise en place. En mai 2001, une convention servant de cadre d’action et de programme de coopération à court terme liant le gouvernement malgache et le groupe thématique de l’Onusida (incluant l’Unicef, le Pnud, le FNUAP, le Bit, l’Oms, la Banque Mondiale) a été signée. Par cette nouvelle approche, on vise à optimaliser les ressources octroyées afin d’arrêter la propagation du virus et de réduire son impact.
On s’attend que 90% des jeunes de 15 à 24 ans aient accès à l’information et soient conscients de leur vulnérabilité à l’infection. 6.8 milliards de Fmg tirés à partir des ressources générées par l’initiative pour les pays très endettés (IPPTE) ont été accordés pour être utiliser dans la lutte.
Au niveau des ministères, des efforts vont être apportés sur le plan budgétaire.
Considérant le Sida non seulement comme un problème de santé mais aussi et surtout comme un problème de développement, Madagascar espère vaincre la pandémie qui n’épargne aucun groupe social, aucune société.