lundi , 23 mai 2022
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La Haute Autorité de la Transition s'évertue à faire oublier les revendications de l'opposition à coup de "fiesta" et de trêve politique. Mais les mécontents de l'avènement de la quatrième République refusent de se taire.

Tanà entre festivités et les difficultés d’une trêve politique annoncée

Les meetings de l’opposition continuent, tantôt sur la place du Magro, tantôt à la villa Elisabeth où loge l’ancien président Albert Zafy. Les adversaires de la HAT ne veulent guère abandonner la partie, malgré la promulgation de la Constitution de la quatrième République.

Le pouvoir en place lance un appel à la trêve politique à l’occasion des fêtes de fin d’année. C’est de bonne guerre. Les médiateurs internationaux continuent en parallèle de consulter les différentes parties malgaches, à Antananarivo, afin de trouver une autre issue à la crise.

En fin 2009, période censée propice à l’apaisement et à l’accalmie, une tentative de mutinerie a échoué dans un camp militaire de la capitale. C’est dire que depuis le coup d’Etat de mars 2009, rien ne garantit une réelle trêve en période de fête. Les opposants à Andry Rajoelina n’ont sans doute pas dit leur dernier mot.