lundi , 8 août 2022
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Dans le cadre de l'automne de la poésie (11-15 mars 2003) et celui de la célébration du 90e anniversaire de sa naissance, un forum littéraire a été consacré à Dox.

Dox, poète du rêve et de l’espoir

Elie Salomon, fils du poète ; Elie Rajaonarison (poète) et Henri Rahaingoson (académicien) ont animé le forum destiné à échapper à une biographie stéréotypée de Jean Verdi Salomon Razakandraina, alias Dox.


Dox est né sous un chiffre fétiche pour certains, maudit pour la majorité, mais qui lui a réussi : le 13 ; c’est à Manankavaly que le fils du médecin Samuel Salomon a vu le jour le 13 janvier 1913.


Dans sa jeunesse, Dox voulait devenir peintre, musicien et poète. Ce qui lui amena dès son jeune âge à entrer à l’école des beaux-arts, puis à l’enseignement du dessin à Antsirabe. Le dessin lui amena à la rencontre de l’amour de sa vie, c’est en donnant un cours de dessin qu’il rencontre une jeune fille qui deviendra sa femme en 1943.


Mais la mort de sa femme en 1954 constitue un tournant décisif pour Dox, qui va désormais se consacrer entièrement au métier de poète. Dox fait ainsi partie de la seconde génération d’écrivains malgaches, avec Jean Joseph Rabearivelo entre autres.


Quant aux poèmes de Dox? Un témoin de son époque, ses thèmes de prédilection sont la nature et la campagne, ainsi que sa nostalgie qui l’amène à évoquer très souvent le vide, la mort, le silence et la nuit. Ses poèmes ressemblent à des tableaux, réminiscence de ses époques de dessinateur.


A l’instar de la plupart des grands poètes malgaches, Dox a effectué une partie de ses études au Collège Paul Minault où il a puisé certaines influences : Ronsard et du Bellay. Dox adopte de par ce fait les sonnets comme forme fixe pour la plupart de ses poésies. Il est ainsi considéré comme le maître malgache du sonnet, mais « ce ne sont pas des sonnets rigides, n’obéissant à aucune règle ni à aucune contrainte, et qui coulent de source. Ce sont des sonnets de liberté, à lire comme des vers libres« , selon Elie Rajaonarison.


Ses autres influences : des poètes romantiques – et érotiques- (Baudelaire, Verlaine, de Musset et Hugo), des poètes contemporains (Prévert) et des poètes moins connus (Pierre Louis).


Peintre manqué, Dox n’a pas été romancier. Poète du rêve et de l’espoir, il est aussi un poète engagé : un engagement indirect par ses poèmes, et un engagement direct par son entrée dans le parti politique de gauche Monima en 1972.


Membre de l’Académie nationale malgache en 1973, le poète « ami du peuple » meurt en 1978 laissant derrière lui une quantité importante d’½uvres édités mais également éparpillés, cadeaux offerts par l’artiste à ses admirateurs qu’il a pu rencontrer au hasard des rues de Tana, et plus particulièrement ceux de la Haute Ville. Un appel est lancé aux éventuels propriétaires de manuscrits de Dox de prendre contact avec ses descendants, afin d’essayer de les regrouper et de les compiler.


Voir également:


http://www.haisoratra.org/imprimersans.php3?id_breve=25


http://pageperso.aol.fr/Mahagagamada/dox.html