mercredi , 10 août 2022
enfrit
Les morts se comptent par dizaine. Et Dakar attend l'accord des deux "présidents".

Quand le chaos absolu frappe à la porte

« Fianarantsoa : 20 morts, 50 blessés », titre à la Une le quotidien Midi Madagasikara. L’Express de Madagascar ne manque pas également de mentionner à la première page le bilan des affrontements de la ville de Fianarantsoa. Mine de rien, Madagascar s’enfonce de plus en plus dans le chaos du conflit armé interne. Les médias rapportent quotidiennement des affrontements par-ci, dynamitage par là, comme dernièrement la tentative de destruction du pont de Mangoro (situé entre Antananarivo et Toamasina).

Dans un article intitulé « Halte au terrorisme », l’hebdomadaire catholique Lakroan’i Madagasikara pointe du doigt l’origine de cette spirale de violence : « acculés par le pacifisme instauré par le peuple le 22 février 2002, l’amiral et ses sbires sont réduits à des actes criminels et anticonstitutionnels. Ils tentent d’introduire le démon de la guerre civile et s’acharnent à discréditer le mouvement populaire en semant la confusion par tous les moyens. Ils effectuent des opérations de déstabilisation et de déstabilisation et de destruction du pays ».

Et Midi de rajouter dans sa « Vision » que « le nouveau pouvoir qui renforce chaque jour un peu plus ses assises, a encore du pain sur la planche à cause de la menace terroriste qui plane sur les infrastructures stratégiques ».

Et l’économie dans tout cela? Le rouge est dépassé depuis longtemps. Midi rapporte que « plus de 300 millions de dollars sont bloqués à l’extérieur (…) ». Le « Problème de signature » est désigné « comme étant à l’origine du blocage qui ne concerne pas que le Marché Interbancaire de Devise mais aussi tous les transferts de fonds à l’extérieur ».

Pour Madagascar Tribune, le scepticisme semble être de mise quant à l’éventualité d’une rencontre entre Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka au Sénégal, suite à l’invitation d’Abdoulaye Wade. Tribune parle d’une possible « double abstention ».