samedi , 18 septembre 2021
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Le président de la Haute Autorité de la Transition a reçu les ambassadeurs de la Turquie et du Pakistan qui lui ont remis les lettres de créances les accréditant ambassadeurs en charge de Madagascar. C'est une grande fierté pour les autorités putschistes. Lesquelles ne souhaitent guère commenter le départ de nombreux autres diplomates qui ont quitté Antananarivo sans dire au revoir à Andry Rajoelina.

Des ambassadeurs qui sont partis sans dire au revoir

Très récemment, Niels Marquardt, ambassadeur des Etats-Unis en poste à Antananarivo depuis plus de trois ans, a quitté le pays. La position des Américains sur la crise malgache ne plaisait pas aux autorités putschistes. Quelques jours avant son départ, Niels Marquardt a tenu à mettre le point sur le i. Il a affirmé que les USA n’ont pas sciemment soutenu Marc Ravalomanana mais ont exigé une solution « consensuelle » pour sortir de la crise. Et c’était valable même du temps où Marc Ravalomanana était encore au pouvoir.

Mais bien avant Niels Marquardt, d’autres ambassadeurs et diplomates en  poste à Madagascar sont partis sans dire au revoir, ne reconnaissant pas la légitimité du pouvoir en place. Parmi eux, l’ambassadeur d’Allemagne, Wolfgang Moser, et le représentant de la FMI, Pierre Van Den Bougaerde.

Les trois reconnaissances solennelles obtenues par la HAT sont loin d’être dépourvues de sens diplomatique et loin d’être « neutre ». Le Vatican qui a nommé un nouveau Nonce Apostolique n’a pas surpris. Depuis que Razanakolona Odon est devenu l’Archevèque d’Antananarivo, la relation entre l’égise catholique et Marc Ravalomanana n’était plus la même. Le rapprochement entre Andry Rajoelina et l’église catholique n’est qu’une suite logique des événements.

La Turquie, elle, s’embrouille encore avec l’Union Européenne qui réchigne à l’intégrer. La prise de position est plutôt naturelle. Car l’Union Européenne a choisi la sanction plutôt que la reconnaissance de la HAT. Pour ce qui est du Pakistan, il s’agissait a priori de devancer l’Inde. Les deux pays rivaux comptent de nombreux ressortissants très bien intégrés dans la société malgache.