dimanche , 23 juin 2024
enfrit
Alors que Andry Rajoelina a promis une indépendance entière de la radio nationale et de la télévision nationale malgaches, des employés de ces deux entités crient actuellement au scandale.

Des employés de l’audiovisuel public dénoncent une nouvelle « censure »

La « censure » serait une réalité quotidienne au niveau de la radio nationale et de la chaîne publique (RNM et TVM). Des employés de l’audiovisuel public, et des techniciens, à qui l’on a promis la liberté d’informer, sans parti-pris, dénoncent actuellement la mauvaise gestion de la RNM et de la TVM, un mois après la prise de pouvoir par les autorités de la Transition à Madagascar.

Dans un communiqué, ces employés critiquent la façon dont on trie les informations à diffuser au niveau de la RNM et de la TVM. Ils spécifient notamment « Nous, employés des stations radio – télévisées publiques qui soutiennent la légalité, déclarons que les annonces selon les quelles les informations de la RNM et de la TVM, face à la situation que vit le pays actuellement, ne seront plus biaisées ne sont que des paroles en l’air. Les employés qui font leur travail sont humiliés parce que les informations qu’ils recueillent, se rapportant au soutien de la légalité, ne sont pas diffusées ».

Le grief de ces employés n’ont pas seulement trait à la manière de diffuser les informations. Ils font état également de la dilapidation injustifiée des ressources financières de la station et de la chaîne publiques : « Nous insistons particulièrement sur la mobilisation de 10 millions d’ariary par la HAT pour la diffusion en direct de la manifestation à Mahamasina, et que c’est à une chaîne privée qu’elle a confié le travail. Les stations radio – télévisée publique réclament le respect du professionnalisme des employés ». Il semble, en outre, qu’en trois semaines 200 millions d’Ariary ont été dépensés dans le budget de la RNM et de la TVM.  

Pour ces différents motifs, certains employés de la RNM et de la TVM ont décidé de rejoindre la manifestation des partisans du retour à l’ordre constitutionnel.