dimanche , 2 octobre 2022
enfrit
Le paysage médiatique malgache se transforme peu à peu. Après le muselage de l’audiovisuel pro-Ravalomanana, deux nouveaux journaux quotidiens tentent depuis quelques jours de combler le vide.

Des nouveaux journaux se démarquent

Les légalistes disposent désormais de nouvelles publications en langue malgache pour avoir des informations sur l’évolution de la crise malgache, vue d’un autre angle. Les journaux « Gazetin’ny Gasy » et « Vaovaon’ny Madagasikara » sont deux récentes publications qui n’épousent pas la cause de la Haute Autorité de Transition, née du coup d’Etat du mois de mars dernier.

Alors que la majorité des publications quotidiennes de la capitale avaient tendance à se ranger du côté de la HAT après le coup de force de Andry Rajoelina et de son équipe, les deux nouveaux-nés de la presse écrite malgache veulent, aujourd’hui, informer « autrement ». Ainsi, « Gazetin’ny Gasy » et « Vaovaon’ny Madagasikara » rapportent régulièrement des informations sur les actions menées par le président en exil, tout en dénonçant, dans certains cas, les « aberrations » des putschistes qui dirigent depuis mi-mars la Grande Ile.

Les deux nouveaux journaux de tendance légaliste dans la capitale essaient de cette manière de jouer un rôle actif dans le contexte actuel marqué par une certaine pensée unique. Depuis le saccage des locaux du journal « Le quotidien » et « Ny Vaovaontsika » appartenant à Marc Ravalomanana, la presse écrite malgache a préféré jouer la carte de la prudence. Une attitude qui ne favorisait visiblement pas les débats démocratiques. Et les nouvelles publications proches du mouvement légaliste tentent de remédier à cette situation.

Tout est question de moyens et d’audace pour les deux publications pour enrichir de nouveau la diversité légendaire de la presse écrite malgache. En attendant que la même diversité soit aussi de nouveau palpable et tolérée au niveau de la presse audiovisuelle. On sait en effet que les radios proches du président en exil Marc Ravalomanana ont été soit saccagées soit menacées de fermeture.