mercredi , 10 août 2022
enfrit
On considérait la station Free FM comme étant une radio d’opposition. Depuis quelques jours, la radio émet de nouveau après plusieurs mois de fermeture. La principale responsable de la radio, Lalatiana Rakotondrazafy, a affirmé que la ligne éditoriale ne change pas. L’émission phare de la station, « Anao ny Fitenenana », a également repris, mais sans Fidèle Razara Pierre qui est actuellement candidat aux élections législatives.

Réouverture de la radio Free FM

D’emblée, Lalatiana Rakotondrazafy a tenu à démentir des informations qui ont été entendues dans les médias et qui font état d’un accord secret entre elle et le président de la Transition pour la réouverture de la radio. « Il n’est pas question pour moi de soutenir, comme on l’a laissé entendre, des candidats aux élections à venir par respect de l’éthique et de la déontologie journalistiques… La reprise des émissions sur Free FM est basée sur des motifs juridiques mais non pas sur des considérations politiques comme on voudrait le faire comprendre », explique-t-elle, avant de préciser que la condamnation des responsables de la radio n’est pas définitive et que le procès concernant la radio est reporté au mois de février 2014.

En effet, Lalatiana Rakotondrazafy a collaboré avec le président de la Transition durant deux ans avant de s’opposer au régime. La radio Free FM avait alors dénoncé un certain nombre de dérives du régime HAT. Ce qui lui a valu la colère des dirigeants de la Transition qui considéraient Lalatiana et Fidèle comme des « traitres ». Malgré tout, « La ligne éditoriale de la radio ne connaîtra aucune modification, mais nous ferons l’effort d’adopter un nouveau ton, puisque c’est sur ce point précis que nous avons reçu des reproches, et nous tenons à tirer des leçons à partir des critiques constructives », affirme-t-elle. Sur le plan politique, elle s’est dite opposée au retour de Marc Ravalomanana au pouvoir, et elle l’a laissé clairement savoir à travers sa première émission, mais elle ne s’oppose à son retour au pays. «Je prône le vrai Fihavanana, car sans une réconciliation sincère, le pays ne sortira pas de l’ornière » conclut-elle.