mardi , 15 juin 2021
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Andry Rajoelina officiellement déclaré non candidat à la prochaine élection présidentielle, son jeune parti, qui est carrément un nouveau né, n’a pas pour autant renié à ses ambitions électorales. Le TGV affiche même un appétit d’ogre et veut rafler la majorité dans la prochaine élection législative. Pour ce qui est du candidat ou de la candidate à la présidentielle, il pourrait y avoir une jolie surprise.

TGV : grosse ambition électorale et recherche désespérée de candidat(e)

Réuni en conclave pour préparer les élections, le bureau du parti TGV affiche ses ambitions. L’ancienne association qui porte le pseudo de l’ancien DJ Andry Rajoelina n’a pas de complexe. Tout d’abord, il s’agit de montrer l’exemple en faisant croire que les partis approuvent la feuille de route du président de la HAT et s’alignent sur le starting-block.

Pour le TGV, la tenue d’élections démocratiques, libres et transparentes est déjà une victoire. Il ne faut pas oublier que c’est bien le parti orange qui est au pouvoir durant la transition. Le TGV n’a pas intérêt à ce que la donne change et qu’il y ait un partage du pouvoir dans le cadre d’une transition consensuelle et inclusive. Sinon, le « sacrifice » forcé de Andry Rajoelina sera vain.

Avec la configuration actuelle du pouvoir, et cela même après la mise en place d’un gouvernement Vital II qui sera de salut public à défaut d’union nationale, les cartes restent en place. Si l’élection législative a lieu pendant que Andry Rajoelina est le président de la HAT, le TGV a de forte chance de rafler la mise. Le jeune parti est particulièrement vorace et estime être en mesure de gagner 80% des sièges au parlement. Ce plan électoral est logiquement contesté même par les autres partis issus de la mouvance Rajoelina.

La présidente des TGV a été catégorique sur la non candidature de Andry Rajoelina, affirmant que celui-ci ne va pas revenir sur sa décision. La propagande autour de l’annonce de cette non candidature aussi prévisible qu’inévitable a-t-elle fortifié le capital sympathie d’un néo-parti qui a pris le pouvoir par la rue et avec l’aide des militaires. Rien n’est encore sûr. Le TGV pourrait militer pour l’abaissement de l’âge du candidat à la présidentielle même si le jeune président de la HAT ne va pas se présenter.

Pour le moment, la question est de savoir qui sera le candidat des TGV puisque le parti a déclaré qu’il va participer à toutes les élections. Longtemps favori, Edgard Razafindravahy semble usé par la mairie d’Antananarivo qui ne l’a pas servi autant qu’il fallait. Parmi les jeunes ministres actuels qui ont rallié le parti de Andry Rajoelina, on voit mal qui sera le plus présidentiable. Il y a des ambitions affirmées comme celle du ministre de l’Education nationale qui a déjà terminé sa propagande dans le district de Mandritsara.Largement favori à la députation, Julien Razafimanazato viserait la présidence de l’Assemblée nationale. Sans un candidat potentiel, le TGV n’est pas autant prêt à intégrer une coalition et appuyer un candidat de la mouvance Rajoelina.

Et si c’était une femme que le TGV allait présenter aux présidentielles. Pourquoi pas, Lanto Rakotomavo, la numéro un du parti peut tâter le terrain. Une défaite pourrait compromettre une candidature probable de Andry Rajoelina après la fin du premier mandant de la 4ème république. Du coup, le parti essaierait de trouver une candidate plus attrayante. Selon une source proche du parti, ce n’est qu’une discussion parmi d’autres mais tout à fait sérieuse. Mais qui ? Mialy Rajoelina ! Pour ce faire, il faut toujours rabaisser l’âge requis pour être candidat.

L’hypothèse prête à sourire mais il faut s’attendre à tout après une an d’anomalie politique dans un contexte de démocratie à la malgache. La jeune première dame de la HAT est très appréciée par l’opinion grâce à son « Mada Raid ». De plus, elle a déjà une longueur d’avance en matière de campagne électorale. Quand on pense que l’on avait accusé Didier Ratsiraka de divaguer quand il a déclaré, certes sous le ton d’une boutade, pourquoi pas ne pas mettre Mialy Rajoelina comme présidente de la transition.