dimanche , 2 octobre 2022
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Le très connu chroniqueur de L’Express de Madagascar, Nasolo Valiavo Andriamihaja, alias Vanf, est candidat à la mairie de la capitale, Antananarivo, aux élections communales du 12 décembre.

Un journaliste candidat à la Mairie de la capitale

Atypique. Voilà le qualificatif dont beaucoup se servent pour parler de Vanf. Sa façon de rendre public son intention en est encore une nouvelle preuve de la véracité de cet attribut. C’est en effet dans sa chronique du 7 novembre 2007 qu’il a annoncé sa candidature. La date du 7 novembre n’a pas été choisie par hasard selon Vanf lui-même. Car c’est la date anniversaire du début de sa chronique dans L’Express de Madagascar où il a l’habitude de parler de tout et de rien. C’est également le jour qui suit l’anniversaire de l’incendie du palais de la Reine auquel Vanf tient plus particulièrement. C’est d’ailleurs dans cette circonstance qu’il a atterri par hasard à L’Express après avoir pérégriné dans d’autres salles de rédaction de la capitale. Car sa première chronique a été écrite au lendemain de l’incendie qui a réduit en cendre le Rova, le 6 novembre 1995.


Cet ancien collaborateur de Marc Ravalomanana, quand ce dernier a brigué le poste de premier magistrat de la ville d’Antananarivo en 1999, voit grand aujourd’hui et est animé par la passion, comme il l’est toujours dans ses écrits. Dans sa chronique du 7 novembre, il a écrit : «Moi, j’aime Antananarivo, la ville de mes ancêtres, la ville de mes enfants. Je ne saurai me définir sans les repères de cette Ville : ses collines, ses escaliers, ses ruelles, ses tamboho gasy, son Betsimitatatra, l’Ikopa, ses trano gasy, son Rova, son Fasan-dRainiharo, son Zoma. J’y suis né, j’y ai grandi, j’entends bien y mourir non sans avoir apporté ma pierre à son édifice. Là est mon identité, là est ma culture».


Malgré tout, Vanf n’est pas aimé de tous. Et il le sait. Ses idéaux ne sont pas nécessairement celui des lecteurs de L’Express de Madagascar. Ce chroniqueur, en privé, s’est dit souvent « faiseur d’opinion ». La défense de l’identité Merina a été toujours son principal cheval de bataille comme en témoigne encore sa chronique de candidature : «Je suis candidat à la Mairie de ma ville, Antananarivo. C’est l’aboutissement inéluctable et cohérent d’une longue passion. Mes chroniques, chez Jureco depuis 1992 ou à L’Express de Madagascar depuis 1995, témoignent de mon inlassable intérêt pour une ville que mes ancêtres Antehiroka, Andriana ou Andafiavaratra ont bâti, ce dont je ne suis pas peu fier. Ma candidature est celle de mes valeurs indéfectibles, de mes idées de toujours, et de convictions que j’aimerais voir partagées. Devenir Maire d’Antananarivo, c’est d’abord et surtout mettre en œuvre ces idées et ces convictions. Que, Antananarivo, Capitale de l’Imerina est la Ville mémoire d’une histoire particulière, vitrine de l’héritage des siècles passés, actrice de la transmission de la culture merina. Que, Antananarivo, Capitale de Madagascar est une Ville phare de la «modernité», locomotive de sa région, interlocutrice du village planétaire».