lundi , 8 août 2022
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Après le départ du « patriarche » Dany Be pour une retraite qui promet toutefois d’être très active, le Centre de ressources des médias (CRM) au centre d’information technique et économique (CITE) d’Ambatonakanga est géré par un comité exécutif qui compte une dizaine de membres.

Un nouveau comité de gestion pour le Centre de ressources des médias

Depuis dix ans, Rakotoseheno Félix Daniel, 73 ans, alias Dany Be, a été le gestionnaire du Centre de ressources des médias. Lequel a été un lieu idéal d’échanges et de rencontres conviviales entre confrères, tout en étant un centre de documentation et de lecture pour les journalistes malgaches et étrangers en poste ou de passage dans la capitale de Madagascar.


Plusieurs centaines de journalistes fréquentent mensuellement le CRM depuis sa création en 1997.


Au départ, c’est une convention entre l’Association Libre des Journalistes de Madagascar (ALJM) et le CITE qui est à l’origine de la création du centre de ressources des Médias.


Une dizaine d’association de journalistes ont, actuellement, leur siège au CRM. Leur implication dans l’animation du centre est dorénavant vivement souhaité par le comité exécutif de gestion selon Pascal Andriantsoa, membre dudit comité et formateur dans le domaine de l’information et de la communication.


Dany Be, lui, a tiré sa révérence. A son âge, il voudrait bien penser à autres choses. Et revient à ses premières amours : la photo. Le patriarche compte mettre au point une photothèque avec la collaboration d’un certain nombre de professionnels. Dany Be fut en effet un photographe de presse de renom. Le Courrier de Madagascar et le quotidien Madagascar Matin, des publications qui ont cessé de paraître depuis une dizaine d’années, font partie des entités qui avaient bénéficié de son talent.


Aujourd’hui, le centre de ressources des médias continuent par ailleurs d’accueillir, outre les journalistes professionnels issus des différents organes de presse de la capitale, des étudiants en journalisme et des journalistes free-lance ainsi que des correspondants étrangers qui en font souvent leur principal lieu de rédaction, à défaut d’une véritable «Maison de la presse » qui met du temps à voir le jour et dont la mise en place a été concoctée, il y a quelques années, par un regroupement d’associations de journalistes, mais en vain. Le projet bute en effet à un sérieux problème de financement. Pour l’heure, le CRM continue donc de servir et de combler le vide.