Jeudi , 14 décembre 2017
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Financement : Le « crowdfunding » prend sa place à Madagascar

Financement : Le « crowdfunding » prend sa place à Madagascar

A Madagascar le faible taux de bancarisation, estimé à 8% tout au plus, constitue un certain frein au développement du secteur financier en général. Depuis quelques temps, l’introduction du « crowdfunding » ou financement participatif a été très remarqué dans le milieu.

« Le financement participatif  est relativement nouveau, puisque même au niveau mondial il n’a vu le jour qu’en 2007 lors de la campagne présidentiel  de Barack Obama aux Etats-Unis. Peu à peu,  il s’est étendu dans d’autres pays, pour s’appliquer  aux secteurs économique et social », explique Christian Rasoarahona, fondateur de Kapital Plus Plus, une société qui s’est engagée depuis fin 2016 dans le « crowdfunding » à Madagascar.

« Dans son concept universel, le financement participatif est une plateforme en ligne destinée à tisser des relations entre les porteurs de projets et des investisseurs ou détenteurs de capitaux de tout bord. Il est surtout basé sur la confiance puisque d’une manière générale, il s’agit de lever des fonds à distance et entre des inconnus », continue-t-il.

Dans la Grande Ile, la question de confiance est effectivement toujours cruciale. C’est ce qui fait de ce concept une approche plutôt innovante, et éventuellement « dangereuse » au cas où des financeurs injectent leur argent sans être sûrs de la suite de leur initiative.

Mais des balises ont été placées et des mesures spécifiques prises. « Nous nous sommes attelés a établir un dispositif  qui sécurise autant que possible aussi bien les porteurs de projets que les financeurs », affirme Christian Rasoarahona.

En tous cas, il croit en l’avenir de ce nouveau concept de financement pour la Grande Ile. « Nous avons constaté qu’il existait à Madagascar des porteurs de projets, jeunes et moins jeunes, urbains ou ruraux, qui cherchent à percer. Dans la plupart des cas, ils restent bloqués dans leur création ou leur entreprise de développement, pour une question de financement » conclut-il. Surtout que sur le plan culturel, il reste certains points à revoir : « il subsiste encore cette appréhension  culturelle vis a vis des banques, ce qui explique certainement le taux de bancarisation qui oscille lamentablement entre 5 et 8%. On ne saurait pas non plus passer sous silence la pesanteur  culturelle selon laquelle  on ne partage pas l’héritage en dehors de la famille. Il est préférable, par exemple, de laisser un terrain en friche que de faire appel à un investisseur tiers » spécifie notre interlocuteur.

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