mercredi , 13 novembre 2019
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Une nouvelle stratégie pour améliorer l’accès de la population aux services financiers

Une nouvelle stratégie pour améliorer l’accès de la population aux services financiers

La majorité de la population de Madagascar n’a pas accès à un service financier formel. L’enjeu est pourtant essentiel pour la relance économique. Les statistiques officielles font état actuellement de 29% de la population ayant accès aux services financiers formels. Environ 30% de la population auraient recours, pour leurs activités socioéconomiques et dans la vie quotidienne, aux services financiers informels.
Dans les prochaines années, l’objectif est cependant de faire accéder 45% de la population aux services financiers formels. C’est dans cette optique que la nouvelle stratégie nationale d’inclusion financière, pour la période de 2018 à 2022, a été établie.
« L’inclusion financière traduit l’accès et l’utilisation, pour tous les segments de la population malgache, de tous les produits et services financiers adaptés et de proximité, dont l’épargne, l’assurance, le paiement et le crédit, offerts par des institutions pérennes », a expliqué le premier responsable de la Coordination nationale de la Finance inclusive.
« Un Groupe de travail a été mis en place pour sensibiliser tous les acteurs concernés, à œuvrer pour l’atteinte de cet objectif de 45% de taux d’accès aux services financiers formels. Des actions prioritaires sont déjà fixées, à l’exemple de la mobilisation de l’Epargne gardée par les ménages chez eux », a spécifié de son côté le Directeur général du Trésor Public, Herivelo Andriamanga, lors de la cérémonie de lancement de la stratégie nationale d’inclusion financière, le 14 novembre 2018, à Antananarivo.
Certaines îles voisines de Madagascar, pour ne citer que Maurice et les Seychelles, ont pourtant un taux d’accès aux services financiers assez élevé, dépassant largement les 80%. C’est ce qui pousse notamment les autorités financières à essayer de faire avancer les choses dans la Grande Ile. En outre, l’accès aux services financiers est considéré comme l’un des facteurs essentiels pour soutenir l’économie nationale.
A cet effet, la stratégie nationale d’inclusion financière prévoit notamment « la mobilisation de l’Epargne pour prévoir les chocs et constituer un capital productif ; le développement des opportunités d’assurance de niche pour la résilience et la productivité ; l’optimisation du paiement pour la résilience et le commerce ; ainsi que la promotion d’offres de crédits ciblés pour élargir les opportunités économiques ».