Mardi , 12 décembre 2017
enfrit

Jirama : Quand l’eau fait défaut

bornes fontaines

La société nationale d’eau et d’électricité a visiblement de plus en plus de mal à répondre aux besoins de ses abonnés. Outre la coupure récurrente de l’électricité, l’eau ne parvient souvent pas aux ménages. C’est la situation au niveau de certains quartiers de la capitale, même en cette saison des pluies où le niveau de l’eau atteint un niveau important dans le lac de Mandroseza, principal réservoir d’eau d’Antananarivo.

Depuis quelques jours, des quartiers du centre de la capitale, comme Mahamasina, subit une insuffisance chronique de la pression d’eau. Des centaines de foyers sont concernées. Ce n’est toutefois pas la première fois que cela arrive. Depuis des décennies, des quartiers situés en haute altitude sont victimes presque tous les jours de la coupure d’eau. Car les équipements en place ne sont plus appropriés pour permettre une pression suffisante.

Les difficultés financières de la Jirama sont à l’origine de l’impossibilité pour la société nationale d’eau et d’électricité de procéder à des investissements conséquents. Diverses sources parlent d’environ 20 milliards d’Ariary de gap par mois, soit environ 5 millions d’euros. Ces difficultés empêchent la Jirama de procéder par exemple de procéder à la rénovation de ses équipements et à remplacer les installations qui datent souvent d’il y a plusieurs dizaines d’années. Depuis des années, ce sont les abonnés qui en paient le prix. Dans diverses régions du pays la coupure d’électricité dure souvent des dizaines d’heure par jour.