Jeudi , 14 décembre 2017
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Les transporteurs sous pression
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Les transporteurs sous pression

Le secteur du transport en commun est en ébullition depuis quelques jours. L’Union des Coopératives de Transport urbain (UCTU) a récemment annoncé la nécessité d’une revue à la hausse du frais de bus dans la capitale.

Avant fin juillet, le frais devrait passer de 400 Ariary à 500 Ariary. Les raisons évoquées par les transporteurs ont trait à la hausse successive du prix à la pompe des carburants et à l’augmentation des frais d’entretien des véhicules.

Les usagers s’attendaient à cette hausse. Il n’y a pas eu de réaction vigoureuse de la part des associations de consommateurs qui attendent la décision finale de tous les transporteurs. Mais d’ores et déjà, l’Agence du Transport Terrestre (ATT) a fait comprendre que les responsables seront dorénavant plus exigeants sur la qualité de service.

Si la hausse est confirmée, les consommateurs ne sauraient tarder à réagir. A un certain temps, l’application des nouveaux tarifs relevait toujours d’une véritable gageure pour les transporteurs, devant le refus de certains usagers de se soumettre au nouveau prix affiché. Les transporteurs s’y attendent. Raison pour laquelle l’annonce de l’éventuelle hausse des frais a été effectuée plusieurs mois à l’avance.

Mais dorénavant, les transporteurs doivent s’attendre aussi à une vigilance accrue des agents de l’ATT. Une double pression pèse ainsi sur les transporteurs. Ce qui n’est pas automatiquement facile à gérer puisque certains véhicules se trouvent déjà dans un état de dégradation avancée.