mardi , 18 janvier 2022
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Assemblée nationale : une majorité au prix du vote de loi de finances 2015

Assemblée nationale : une majorité au prix du vote de loi de finances 2015

La rentrée parlementaire a été très animée à Tsimbazaza, au 3ème mardi du mois d’octobre 2014. Tous les regards se tournaient vers le groupe HVM qui a tenu à réitérer leur attachement au président Rajaonarimampianina. « Comme vous le savez, nous étions élus en tant que députés indépendants. Nous avons été 7 à créer ce groupe et nous sommes une trentaine aujourd’hui » a rappelé le chef de file du HVM à l’assemblée. Lova Razafindrafito soutient que « l’entrée dans le groupe HVM a été libre et personne ne sera forcé de partir ». Le problème est qu’il y a des députés qui ont l’intention de quitter le néo parti présidentiel à l’instar du charismatique Siteny Randrianasoloniaiko. « Il y en a qui ont fait des déclarations dans les médias mais qui n’ont pas officialisé leur départ auprès du parti », relativise Lova Razafindrafito qui en appelle à l’éthique politique de chacun. Le député Siteny avait affirmé que sa divergence avec le HVM n’avait rien à voir avec le retour au pays de Marc Ravalomanana.

Pour la mouvance Ravalomanana, le retrait de la plate-forme pour la majorité présidentielle a été acté. Ses députés n’ont pas la tête à la session sur le budget. Selon des indiscrétions, un « non » serait la position à adopter. Pour le moment, les parlementaires TIM s’inquiètent du sort de Marc Ravalomanana, « exilé à Antsiranana », « retenu dans une résidence fixe ». La radicalisation ou non de leur position dépendra de la gestion faite par le régime du cas de l’ancien président. Face à un même adversaire, un rapprochement entre le Mapar et la Mouvance Ravalomanana serait dans l’air. « Ce n’est pas encore d’actualité, il n’est pas question d’alliance, mais on a juste évoqué ensemble la situation dans le pays », a confié un député de la Mouvance Rajoelina.

Le Mapar s’attend à ce que le président Rajaonarimampianina recompose une majorité forte et veut revenir au premier plan. Selon la députée Christine Razanamahasoa, sa formation politique va à nouveau proposer un premier ministre et libre au chef de l’Etat de l’accepter ou non. D’aucuns y voient une menace d’une motion de censure si la majorité continue à s’écrouler. L’ancienne présidente éphémère de l’Assemblée nationale de renchérir sur la réconciliation nationale. Le Mapar exigerait des préalables, dont le retour au respect de la loi et de la Constitution. Il faut comprendre la nomination d’un premier ministre issue de la formation pro-Rajoelina qui compte le plus de députés élus. Le marchandage continue avant que la majorité ne change de camp.