Lundi , 18 décembre 2017
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Hôtel de Ville – Antananarivo : cinq cavaliers dans la danse
Hôtel de ville d'Antananarivo

Hôtel de Ville – Antananarivo : cinq cavaliers dans la danse

Ils sont 5 hommes à défier 5 femmes pour devenir maire d’Antananarivo. Le plus sérieux des prétendants serait Hery Rafalimanana qui a préparé le terrain depuis 2013 et bénéficie à la surprise générale du soutien du parti au pouvoir, le HVM. Un professeur d’université, un pasteur, un opérateur économique et un éternel opposant complètent la liste.

Hery Rafalimanana a-t-il retenu la leçon de 2007 ou non. Nommé jadis PDS de la ville d’Antananarivo, le TIKO boy a été mis sur orbite par le parti TIM pour gagner haut la main les municipales. C’était sans compter sur un jeune opérateur économique du nom de Andry Rajoelina qui a lancé une véritable machine électorale. Antananarivo ne réussit pas au parti au pouvoir. C’est un constat, presque une évidence. Ce qui n’empêchera pas Hery Rafalimanana qui porte la couleur de l’association Iarivo Mitambatra d’être le candidat par procuration du HVM. Un appui qui n’est pas forcément encombrant quand on pense aux micmacs tentés par le régime pour gagner les élections et surtout ne pas céder la Capitale à l’opposition. C’est la gloire par la victoire ou le bannissement par une seconde défaite.

L’Arema marque son retour sur la scène électorale en présentant un candidat à Antananarivo. Harimanana Raniriarinosy ne risque pas d’impressionner ses adversaires. Le Président du SECES ou Syndicat des Enseignants-Chercheurs des Universités est un novice en politique et l’université n’est pas le meilleur moyen de redorer son blason. Même le cautionnement par la famille Ratsiraka n’aura qu’un faible effet sur l’opinion. Erreur de casting ?

Andry Ranaivo ne sera probablement pas le prochain Andry Rajoelina. L’homme a certes réussi dans les affaires, mais n’est pas un personnage connu du grand public. Mettre Association Stand Up Tana sur un bulletin unique n’est pas d’une grande aide. Andry « Concept », du nom de ses magasins de matériels informatiques, a été médiatisé parce qu’il a milité pour l’indemnisation des victimes des pillages du 26 janvier 2009.

Hasina Rakotoaritsifa de l’Association MAMAMI, Malagasy Miray sy Mifankatia, a eu son quart d’heure de gloire en 2013 quand il déposa sa candidature aux élections présidentielles. Il avait fait part de son ambition dès 2010. Ce qui ne l’a pas empêché de se retirer de la course. Retombé dans l’anonymat, le pasteur revient sous les projecteurs en briguant la mairie. Oui, le premier maire de la Capitale était un pasteur du nom d’Andriamanjato. Cela donne de l’espoir à ceux qui ont la foi.

Andrianjaka Rajaonah est un personnage médiatique qui ne manque pas d’idée ni d’idéologie. On oublie presque que l’Otrik’Afo est un parti à force de se faire passer pour un observateur de la politique et de la vie nationale en général. Cet éternel opposant est le pendant masculin d’une Lalatiana Ravololomanana. L’épreuve électorale sera le moyen d’obtenir un peu de crédibilité politique pour un parti qui n’existe qu’à travers les conférences de presse et quelques manifestations totalement ignorées par le public à défaut de partisans.

A. Herizo