Mardi , 17 juillet 2018
enfrit
Liste électorale : La société civile propose la prolongation du délai d’inscription
Les prochaines élections déjà sources de désaccord politique, à un an de l'échéance

Liste électorale : La société civile propose la prolongation du délai d’inscription

 

L’inscription des électeurs dans la liste électorale prend fin normalement le 31 janvier. La liste révisée qui sortira de cette nouvelle période d’inscription sera théoriquement celle qui servira lors de la prochaine élection présidentielle dans la Grande Ile, élection prévue vers la fin de cette année 2018.

Alors que la date du prochain scrutin n’est pas encore fixée de manière précise, des associations de la société civile, comme le KMF CNOE, spécialisé dans l’observation des élections, demandent actuellement à ce que le délai d’inscription soit prorogé afin de permettre aux retardataires et aux récalcitrants de pouvoir s’inscrire.

C’est en quelque sorte un délai de grâce que les associations de la société civile souhaitent accorder aux électeurs non encore inscrits jusqu’à présent. Depuis fin 2017, en effet, il était déjà possible pour les électeurs de vérifier en ligne et au niveau des bureaux de quartier s’ils figurent dans la liste électorale ou non.

De son côté, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a estimé que le nombre d’électeurs à travers le pays devrait se situer autour de 10 millions actuellement. Beaucoup d’acteurs politiques avaient cependant l’impression que la barre a été placée un peu trop haut, étant donné que le véritable recensement de la population n’a pas encore été effectif. La CENI a malgré tout fixé comme objectif l’inscription de 10 millions d’électeurs cette année, mais il lui restait à la fin de l’échéance un peu plus de 200 000 électeurs à inscrire pour atteindre cet objectif. C’est l’une des raisons qui ont poussé des membres de la société civile à prolonger le délai d’inscription dans la liste électorale. Pour le moment, ni la Commission électorale nationale, ni le gouvernement n’a réagi à cette doléance.

Le désir de la société civile et des acteurs politiques de parfaire autant que possible les conditions pour la tenue de la prochaine élection présidentielle réside dans le fait que le prochain scrutin constitue un enjeu majeur à la suite de la longue crise politique que le pays devait traverser, consécutivement au coup d’Etat de 2009.