vendredi , 20 septembre 2019
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L’opposition refuse de jouer son rôle au parlement

Existe-t-il une opposition politique à Madagascar actuellement ? La question se pose à un moment où personne ne souhaite occuper la fonction du septième vice-président du Sénat destinée à l’opposition tandis que le poste de chef de l’opposition au niveau de l’Assemblée Nationale est resté vacant.

Très récemment, l’ancien président Marc Ravalomanana a laissé entendre que, faute de compromis, il pourrait prendre officiellement sa place au sein de l’opposition. Depuis longtemps, le leader du parti au pouvoir, Rivo Rakotovao, a poussé le TIM à quitter le gouvernement mais cela n’a jamais été concrétisé.

Le 24 février, lors de l’élection du bureau du Sénat, ni le TIM de l’ancien président Marc Ravalomanana, ni le MAPAR e l’ex-chef de la Transition, Andry Rajoelina, n’a souhaité prendre sa place en tant qu’opposant en occupant le poste de vice-président destiné à l’opposition. Officiellement, ainsi, l’opposition n’existe pas au niveau du parlement malgache.

C’est bien la première fois pourtant, dans la Grande Ile, qu’un poste de chef de l’opposition est officialisé au niveau du parlement. Après avoir joué habituellement leur rôle dans les salles de réunion ou dans la rue, l’opposition hésite encore à jouer un nouveau rôle au niveau du parlement. Andry Rajoelina a toujours affirmé qu’après avoir soutenu Hery Rajaonarimampianina lors des élections de fin 2013, il lui est impossible d’assumer pleinement un rôle dans l’opposition. Cela ne l’empêche toutefois pas de s’opposer, dans les faits, aux dirigeants issus du HVM.

Le flou persiste ainsi. Pour le moment, les partis politiques qui se sont officiellement prononcés « opposants » sont pratiquement invisibles sur l’échiquier politique étant donné qu’ils ne comptent aucun membre élu au parlement. Paradoxalement, ceux qui se sont de facto opposés au parti au pouvoir ne souhaitent pas arborer officiellement l’habit d’opposants. Ce qui rend souvent compliqué la prise de décision pour les élus qui sont souvent contraints de changer de camp au gré des intérêts et des influences.

Un commentaire

  1. Sachant que mon commentaire sera quasiment pas lu vu le degré de fréquentation de ce forum, je ne peux pas me retenir d’exposer mes réflexions sur le sujet en question !!!

    D’abord, concernant Marc Ravalomanana et son désirs de prendre l’opposition, nous en avons que dalle !!!

    Il est la principale cause, origine de la crise de 2009 dont il est le seul et unique responsable et il n’a plus à faire de la politique tant qu’il ne passera pas devant une Haute Juridiction pour y être jugé et sanctionné (s’il est jugé coupable).

    Ce n’est que partie remise !!!

    Quant au MAPAR, je ne vois absolument pas pourquoi il devrait être dans l’opposition alors que c’est bien le parti qui a obtenu la majorité RELATIVE à l’Assemblée nationale, et la majorité ABSOLUE dans le cadre de l’ARMADA !!!

    Cela, bien sûr, s’il n’y avait pas toutes ces magouilles et autres politiciens à géométrie variable, s’il n’y avait pas ces multiples violations de la Constitution, tant dans les faits que dans l’esprit, ces violations des valeurs républicaines, démocratiques et laïques !!!

    Si un jour le MAPAR accepterait de se placer officiellement dans l’opposition (en acceptant par exemple le poste de vice-président réservé à l’opposition), alors cela signifiera que le MAPAR accepte, soutient et se porte complice à toutes ces violations constitutionnelles successives et multiples !!!

    Ce serait donner quitus à un gouvernement qui ne peut être qu’illégal, à une soi-disant majorité HVM qui n’est que fantasmagorique et illusoire, en tout cas illégitime car constitué de force et sous pression, par une violation continue de la Constitution !!!

    Alors pour toutes ces raisons, le MAPAR ne se constituera JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS comme étant de l’opposition dans la présente législature !!!

    La roue tourne, continuera à tourner et il adviendra ce qui devra advenir le moment venu !!!