Vendredi , 16 novembre 2018
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Parlement : Les projets de loi de la discorde

Parlement : Les projets de loi de la discorde

Une nouvelle session extraordinaire du parlement est programmée à compter du 23 mars, après une session extraordinaire houleuse et source de dissension. Les députés et les Sénateurs sont, de nouveau, appelés à se pencher sur les projets de loi qui vont régir les prochaines élections à Madagascar.

Lors d’une récente session extraordinaire, en effet, il a été impossible d’adopter ces projets de loi en raison d’une importante divergence de point de vue sur le fond et sur la forme au niveau des élus de la Chambre basse. Les députés issus de l’opposition ont souhaité faire adopter des amendements au projet de Loi organique n° 06/2018 du 21 février 2018 relative à l’élection du Président de la République, mais les élus proches de l’Exécutif sont très pressés d’en finir avec.

Il fallait cependant ajourner l’adoption des projets de loi après des débats très contradictoires et de vives polémiques entre les députés. Le Premier ministre, Olivier Mahafaly Solonandrasana, n’a pas caché sa déception. Raison pour laquelle une nouvelle session extraordinaire devait être convoquée au plus vite.

« Nous avons soumis 86 amendements pour améliorer le projet de loi sur l’élection du président de la République, et nous souhaitons qu’ils soient adoptés », a expliqué un député de l’opposition.

« Ces textes de loi ne pourront pas garantir un apaisement politique dans le pays, car ils tendent à exclure certains candidats » selon le député Tody Arnaud.

Les projets de loi organique sèment ainsi la zizanie à l’Assemblée Nationale. Durant les prochains jours, les parlementaires devront une nouvelle fois se pencher sur les futures lois électorales. Les députés de l’opposition ont noté dans les projets de loi une velléité d’exclure de l’élection présidentielle deux adversaires importants aux dirigeants actuels issus du parti HVM, à savoir l’ancien chef de la Transition, Andry Rajoelina, et l’ancien président, Marc Ravalomanana.

« A un moment où l’ensemble de la communauté internationale réclame une élection inclusive, ouverte à toutes les sensibilités politiques dans le pays, il serait absurde de chercher à exclure des candidats à la prochaine présidentielle », a réagi un député du TIM, le parti de Ravalomanana.