Samedi , 16 décembre 2017
enfrit
Union Européenne : Ni ingérence ni indifférence sur le cas de Madagascar
Propos diplomatiques entre le Premier ministre malgache et l'ambassadeur de l'Union Européenne

Union Européenne : Ni ingérence ni indifférence sur le cas de Madagascar

 

La situation politique à Madagascar a toujours suscité diverses réactions de la part des partenaires techniques et financiers du pays. Et ces réactions engendrent à leur tour une contre-réaction de la part des autorités de la Grande Ile.

Lors d’une réunion de consultation entre le gouvernement et la délégation de l’Union Européenne à Madagascar au palais du Premier ministre, le 20 novembre, les deux parties ont évoqué les principaux points qui seront discutés lors du prochain Dialogue politique programmé au mois de décembre prochain entre Madagascar et l’Union Européenne.

Ce genre de réunion de consultation  au palais de Mahazoarivo constitue toujours une occasion de soulever des sujets brûlants qui accaparent les acteurs politiques, les membres de la société civile et les médias du pays.

Le Premier ministre Olivier Mahafaly a été quelque peu assailli par la presse en ce qui concerne les prochaines échéances électorales à Madagascar. « Lisez la Constitution et vous serez fixés sur la date de l’élection présidentielle », a-t-il rétorqué à un journaliste qui lui a demandé si la présidentielle aura lieu effectivement en fin 2018.

La Constitution de la Quatrième République de Madagascar prévoit effectivement en son article 47 que « l’élection du président de la République a lieu trente jours au moins, et soixante jours au plus, avant l’expiration du mandat du président en exercice ». Mais la polémique sur l’élection de 2018 a commencé quand le président de la République en personne avait soulevé la nécessité d’une révision de la Constitution, en estimant, entre autres, que ce délai de 30 à 60 jours était trop court.

A diverses reprises, en outre, les partenaires de la Grande Ile ont mis l’accent sur la notion d’ «inclusivité » à l’occasion de la prochaine élection présidentielle dans le pays. C’est-à-dire la possibilité pour tous les candidats, notamment ceux exclus de la consultation électorale de 2013, de participer à la prochaine échéance électorale. Mais le gouvernement s’en tient essentiellement à l’inclusivité dans le processus d’élaboration de la loi électorale.

L’Union Européenne, en énonçant certains principes, estime qu’il n’est pas question pour elle de faire preuve d’ingérence à l’égard d’un pays partenaire. Mais l’ambassadeur et chef de la délégation de l’Union Européenne à Madagascar, Antonio Sanchez-Benedito, a affirmé qu’il n’est pas question non plus d’indifférence. Un sous-entendu diplomatique que la partie malgache doit comprendre de diverses manières de la part d’une entité qui apporte des millions d’euros de subvention pour soutenir des projets de développement dans le pays.

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