Jeudi , 14 décembre 2017
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Antananarivo : Les autorités tentent de déplacer des sans domicile fixe
Démantèlement d’abris de fortune par la police municipale à Antananarivo

Antananarivo : Les autorités tentent de déplacer des sans domicile fixe

Le Quatrième arrondissement de la capitale, Antananarivo, déploie des efforts particuliers pour tenter de déplacer des sans domicile fixes qui occupent certaines rues de l’arrondissement.

C’est la rue située non loin du bureau de l’Arrondissement et du palais du Sénat, à Andrefan’Ambohijanahary, qui est visée par l’opération pour le moment, « pour des raisons d’hygiène et de sécurité » d’après un agent du Quatrième arrondissement.

La police municipale et les sapeurs pompiers sont mobilisés durant la nuit pour inviter les occupants des rues à s’en aller.

« Nous faisons face à une insécurité grandissante dans le quartier, et nous sommes aussi dans l’obligation de veiller à la salubrité de nos rues », explique le délégué du Quatrième arrondissement.

Ce n’est pas la première fois qu’une opération en vue de déplacer les sans domicile fixe, communément appelés « 4’Mis » à Antananarivo, est menée de la sorte. Mais toutes les actions dans ce sens n’ont jamais permis d’endiguer le phénomène.

Pourtant, le code pénal malgache en son article 269 considère le vagabondage comme étant « un délit ». C’est même un acte passible de « trois à six mois d’emprisonnement » comme spécifié à l’article 271 du même code pénal. Mais l’application de ces dispositions n’a jamais été une réalité.

On dénombre quelques milliers de sans domicile fixe à Antananarivo et dans les principales grandes villes de Madagascar, notamment depuis la crise économique engendrée par la Révolution socialiste malgache dans les années 80.

A Antananarivo, deux centres d’accueil pour les sans-abris sont à peine occupés par une centaine de personnes, pour une capacité d’accueil d’un peu plus de mille individus. La plupart des sans domicile fixe choisissent ainsi délibérément, pour diverses raisons, de rester dans la rue. Et ce ne sont pas les opérations fréquentes menées par les autorités qui y ont apporté du changement. D’autant que les opérations musclées sont souvent vertement critiquées par certains médias et par des organisations de défense des Droits humains. Le choix de la fermeté est naturellement difficile pour les autorités communales.

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