dimanche , 2 octobre 2022
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Des cas de justice populaire inquiètent les autorités publiques

Au cours des dernières semaines, de plus en plus de cas de lynchage et de justice populaire ont attiré l’attention des autorités. Le dernier événement violent a été enregistré à Mampikony (Nord-ouest), avec comme bilan l’incendie d’une caserne de la gendarmerie et d’une partie de la prison locale, ainsi que l’incendie de quelques véhicules et au moins quatre blessés.

La foule en colère voulait extraire et lyncher deux présumés assassins qui allaient être placés en garde à vue à la brigade de la gendarmerie de Mampikony, après leur arrestation dans une localité voisine. Les tirs de sommation des gendarmes n’ont pas empêché les assaillants de s’en prendre à la caserne.

Il fallait conduire les inculpés dans une autre ville, à la suite de l’émeute improvisée à Mampikony. Des renforts ont été dépêchés sur place pour ramener le calme.

Les autorités du pays souhaitent actuellement réagir, face à la hausse du nombre de cas de Justice populaire à travers le pays. A Mananjary (Sud-est), une femme a été sauvagement tuée après avoir été accusée de profanation d’un lieu de culte traditionnel. A Betafo, au centre du pays, une dizaine de présumés bandits ont été tués par la foule en une seule journée.

Ces cas ne sont pas isolés. « C’est le signe d’un manque de confiance envers les autorités et la Justice du pays » a réagi un politicien de l’opposition sur une chaine de télévision privée. Il continue : « les inculpés sont souvent libérés quelques temps après leur arrestation, d’où la tendance à la justice populaire ».