vendredi , 15 novembre 2019
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Des paysans bénéficient d’équipements agricoles
Soazy, exhibant sa nouvelle production sur un petit lopin de terre

Des paysans bénéficient d’équipements agricoles

 

Environ 1500 paysans de la partie Sud-est de Madagascar, dans le district de Farafangàna, ont bénéficié d’équipements agricoles de différentes sortes. C’est une initiative du projet Allègement de la Soudure par la pratique de Cultures Adaptées et diversifiées (ASKA) sur financement du département Aide Humanitaire et Protection Civile  de la Commission Européenne (ECHO).

La petite commune d’Efatsy fait partie de celles qui ont bénéficié de cet appui particulier. C’est, en effet, une localité où la population souffre généralement des aléas des intempéries. A chaque saison cyclonique, les cultures vivrières sont détruites à la suite d’importantes inondations. D’où la nécessité de soutenir la population.

Sous la houlette de l’ONG allemande Welthungerhilfe, 2100 bêches, 2100 arrosoirs et 296 brouettes ont été distribués dans le cadre de la mise en œuvre du projet. Afin de faire face aux difficultés récurrentes de la population dans le domaine social et en matière de nutrition en particulier, le projet a initié la population locale à la culture de légumes à cycle court, tel que les courgettes, les potirons et les haricots verts. Des légumes que certains habitants de la commune d’Efatsy n’ont jamais goutés de leur vie selon un responsable du projet ASKA.

Les nouvelles cultures permettent d’aider la population en période de soudure sur cette partie de la Grande Ile. Les semences ont été également fournies. Car depuis des décennies, loin des yeux des citadins et des médias, une frange importante de la population de la région du Sud-est souffre de la malnutrition. La situation s’aggrave quand les intempéries détruisent les cultures vivrières dans la région. Mais il fallait aussi initier les paysans à la culture des différents produits maraichers. Ce qui constitue souvent une véritable gageure étant donné que la faculté d’adaptation n’est pas systématiquement évidente chez une partie des paysans déjà habitués à un certain mode de vie. Le succès est par contre une réalité chez certains, comme Soazy, jeune paysanne du village de Tanambe, qui a pu produire 15 kg de concombres sur un petit lopin de terre de 30m² qu’elle peut écouler sur le marché local. C’est de cette manière que la vie de certains paysans évolue progressivement avec le temps et une certaine volonté.

Un commentaire

  1. Voilà une bonne initiative. Beaucoup de paysans de Madagascar ont besoin de suivre une formation comme ceci