dimanche , 29 janvier 2023
enfrit
Un résultat meilleur qu’en 2008, l’on devait s’y attendre pour le BEPC après un taux de réussite au CEPE exceptionnellement élevé. La polémique sur le sujet de rédaction finie, le succès des élèves à l’examen du brevet ne risque pourtant pas d’alimenter les discussions.

Education : pas de braderie pour l’examen du BEPC

Le ministre de l’Education nationale a annoncé une amélioration du taux de réussite au BEPC sans  que cela ne soit extraordinairement élevé. A Antananarivo, 54% des candidats au brevet ont réussi contre 49% en 2008. Dans la vile de Fianarantsoa, la majorité a été ratée de peu. L’on ne peut pas dire que les cours gratuits des TGV aient pu effacer les effets néfastes d’une scolarité perturbée par la crise politique.

La performance à signaler pour le ministère de l’Education nationale concerne la célérité de la publication des résultats. A Antananarivo, ces derniers sont publiés huit jours après le début des épreuves et seulement quatre jours après la dernière matière. Les secrets ? Juste la volonté de faire vite et l’utilisation de l’informatique.

Dès le mardi, les copies sur les deux premières épreuves de la veille ont été corrigées. Le vrai défi a été dans la saisie et le traitement des notes obtenues par le candidat. Grâce à l’informatique, le calcul des moyennes est automatisé.

Un taux de réussite à environ 50% au BEPC, c’est à peu près la moyenne nationale depuis une vingtaine d’années. Le ministère n’a pas non plus dérogé à la règle en abaissant la moyenne requise à 9/20. A Antananarivo, le taux de réussite en 2009 aurait été de seulement 40% si la moyenne de 10/20 avait été exigée.

Le BEPC n’a donc pas été bradé comme l’a craint une partie de l’opinion suspicieuse à propos d’une  propagande via les examens officiels. Le choix du sujet de rédaction dans la matière « malagasy » a alimenté les discussions. Il a été demandé aux candidats de parler des efforts du régime de transition pour le développement du pays. La polémique a poussé le ministère de l’Education nationale à apporter des explications pas toujours convaincantes.

Le MAP avait aussi fait l’objet d’un sujet de rédaction, donc il y a « jurisprudence ». Le développement est l’un des thèmes susceptibles de faire l’objet d’une  rédaction pour le BEPC. Le politiquement correct n’est pas pour autant prouvé. Les enseignants correcteurs avaient été briefés sur la manière de corriger ce devoir un peu particulier. Le candidat n’a pas été jugé sur ses opinions mais sur sa capacité à argumenter.