Mardi , 12 décembre 2017
enfrit

La vie nocturne reprend progressivement à Tanà

Les habitants d’Antananarivo ont progressivement repris le goût à la vie nocturne. Des lieux pratiquement désertés durant le moment fort de la crise politique dans le pays sont peu à peu fréquentés.

De même, depuis quelques mois, des nouveaux clubs ont ouvert leur porte. Certains semblent connaître un démarrage en trombe. La classe moyenne et la classe aisée, formant une minorité de la population de la capitale, sont plus particulièrement ciblées.

Au cours des derniers mois, l’Avenue de l’Indépendance est de nouveau très fréquentée la nuit, notamment le vendredi et le samedi. A quelques mètres de là, les filles de la nuit qui ont été, à un certain temps, « chassées » par les autorités communales, semblent plus tranquilles pour s’adonner au plus vieux métier du monde. Certaines boîtes de nuit des alentours sont régulièrement pleines à craquer.

La morosité entraînée par la crise malgache et par la recrudescence de l’insécurité s’estompe, du moins en ce qui concerne la vie nocturne. Toutefois, les séquelles de la crise sont visibles un peu partout. Une frange non négligeable des péripatéticiennes de la capitale est constituée par des anciennes employées d’entreprises franches fermées au début de la crise politique en 2009.