Lundi , 18 juin 2018
enfrit
Plus de 60.000 sinistrés en raison de l’inondation

Plus de 60.000 sinistrés en raison de l’inondation

C’est la catastrophe pour de nombreux foyers malgaches, en raison des intempéries survenues au cours des dernières semaines dans certaines régions du pays. Le Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC) a publié un bilan évoquant pour le moment 19 décès et 60.832 sinistrés dans les régions les plus touchées comme Antananarivo et ses environs.
La gestion de la catastrophe n’est pas évidente. Le gouvernement a initialement débloqué 5 milliards d’Ariary pour aider les sinistrés. Un appel à l’aide internationale a été également lancé. Car la Grande Ile a été déclaré solennellement frappé par un sinistre.
Le nombre des victimes des inondations et des éboulements de terrain ne cesse ainsi d’augmenter. Le relief de la capitale, Antananarivo, la rend plutôt vulnérable. En effet, certains quartiers ont été bâtis dans des zones inondables et marécageuses qui n’ont pas été assez bien aménagés avant la construction des logements, dont la plupart ont été par ailleurs construits illicitement. Ces zones d’habitations sont ainsi régulièrement exposées à la montée des eaux et au risque d’inondation à chaque saison des pluies. D’autres quartiers, au contraire, sont bâtis sur les collines qui font la renommée d’Antananarivo. Sur ces zones, des lieux d’habitation sont victimes des éboulements de terrains.
Dans certains cas, des personnes ont trouvé la mort à la suite de glissement de terrain ou à la suite de l’effondrement des murs de soutènement qui ne supportent plus les masses de terres en raison d’une trop forte humidité du sol.
Les autorités, pour le moment, semblent dépassées par les événements. D’autant que le servie de la météorologie annonce encore des fortes précipitations pour les prochains jours alors que des milliers de maisons se trouvent pratiquement sous les eaux. Celle qui survient actuellement est la plus importante après l’inondation de 1959, même si, tous les ans, à chaque saison des pluies, certains quartiers sont concernés par la montée du niveau des eaux. Pour cette année, c’est la rupture d’un certain nombre de digues encadrant les rivières Ikopa, Imamba et Sisaony qui a aggravé le cas de nombreuses localités aux environs d’Antananarivo.

J.R