Samedi , 16 décembre 2017
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Quand la peste pulmonaire suscite la panique
Fil d'attente devant une pharmacie à Toamasina

Quand la peste pulmonaire suscite la panique

Les autorités sanitaires de Toamasina ont confirmé des cas de décès liés à la peste pulmonaire dans cette ville portuaire de l’Est du pays.

Jusqu’au soir du 12 septembre au moins cinq décès ont été déclarés, dans différentes régions du pays. Ce qui suscite l’inquiétude est que les premières victimes ont pour la plupart voyagé en taxi-brousse reliant des régions lointaines. Ce qui rend possible une transmission assez rapide de la maladie.

C’est dans la ville de Toamasina que la situation a très vite engendré la panique, étant donné que la première victime a été placée à la morgue de l’hôpital local, avant l’enterrement.

Toutefois, l’épidémie pourrait concerner de nombreuses autres villes, après le voyage effectué par un certain nombre de présumé malade. « La peste pulmonaire se transmet par la salive notamment, d’où la nécessité de la prévention », explique un médecin de la Direction régionale de la santé publique de Toamasina.

Des habitants de Toamasina ont ainsi décidé de porter des caches-bouche en circulant dans les rues. D’autres se sont rués vers les pharmacies pour prendre d’assaut les médicaments de prévention, notamment l’antibiotique cotrimoxazole, plus connu sous le diminutif cotrim à Madagascar.

Des cas suspects de peste pulmonaire ont été aussi déjà annoncés à Antananarivo, la capitale, où la densité de la population est pourtant souvent très forte dans certains quartiers. Ce qui représente un énorme danger pour ce qui concerne ce genre d’épidémie. Il est donc normal que la panique soit très vite au rendez-vous.

A l’Institut d’hygiène et social d’Antananarivo, un médecin qui a déjà lutté contre la peste à plusieurs reprises explique : « La peste n’a jamais été éradiqué à Madagascar, et Antananarivo et sa périphérie n’ont jamais été épargnés par cette épidémie. Mais tout dépend de la saison et d’autres différentes circonstances. D’une manière générale, quand nous arrivons à agir assez vite, les dégâts sont plus ou moins limités ».

Depuis longtemps, la peste est une maladie associée à la pauvreté. Mais quand le risque d’épidémie est réel, la peste n’épargne personne. Un communiqué du ministère de la Santé affirme que des cas suspects ont été détectés dans les régions Vakinankaratra, Analamanga, Alaotra-Mangoro, Atsinanana, Sava et Boeny, soit au moins 6 régions sur les 22 que compte la Grande Ile.

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