jeudi , 1 décembre 2022
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Un enfant de 14 mois et deux jeunes tués dans un attentat

Un enfant de 14 mois et deux jeunes tués dans un attentat

La célébration de la fête nationale du 26 juin s’est mal terminée dans la capitale, Antananarivo. Au cours d’un concert gratuit au stade de Mahamasina, une déflagration a fait trois morts et plus de 90 blessés d’après le dernier bilan. Au moins sept personnes sont suivies de près à l’hôpital après avoir été grièvement blessées.

Deux jeunes de 21 ans et de 16 ans ont été tués quelques temps après l’explosion à Mahamasina, le soir du 26 juin, tandis qu’un enfant de 14 mois a succombé à ses blessures le soir du 27 juin. Le communiqué du Conseil de gouvernement au lendemain de l’attentat a parlé d’un « acte criminel volontaire et prémédité », avant de spécifier que « l’explosion provenait d’une bombe artisanale bourrée de billes ».

D’autres sources parlent de l’utilisation d’une fourchette de grenade pour activer la déflagration. Laquelle a eu lieu quelques minutes après le départ du président de la République, Hery Rajaonarimampianina, du stade de Mahamasina.

De nombreux acteurs politiques montrent du doigt l’insuffisance des actions de prévention de la part des forces de sécurité. « Si des fouilles sérieuses avaient lieu, personne n’aurait pu introduire un engin explosif à l’intérieur du stade », a affirmé un député de l’opposition. A noter toutefois que, vers 16 heures, une partie du mur de clôture du stade a été enfoncée par un groupe d’individus, en colère de ne pas été autorisés à accéder à l’intérieur.

Le Premier ministre, Olivier Mahafaly, a qualifié l’attentat « d’acte politique ». Le Conseil de gouvernement a également parlé d’un acte « à visée politique » même si aucune preuve sur l’implication d’un acteur politique dans cet attentat n’a été apportée jusqu’à présent. Car l’enquête n’est qu’à ses débuts, tandis qu’un appel à témoins a été lancé par les autorités. Les investigations sont conjointement menées par la police et la gendarmerie.